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Pas de poisson d'avril pour nous cette année, juste un florilège de nos plus beaux poissons d'antan

© Monia Vitiello/France 3 Paca
© Monia Vitiello/France 3 Paca

Ne cherchez pas l'info insolite qui serait cachée sur les sites régionaux de France 3 ce 1er avril. A l'heure des fake news, nous avons décidé de ne pas sacrifier à cette vieille tradition. Et pourtant, on aimait vous surprendre, vous faire sourire. Florilège de nos plus beaux poissons.

Par Karine Bellifa

C'est en conscience que nous avons pris cette difficile décision... Pas de poisson d'avril cette année sur nos sites régionaux de France 3. Rien ! Même pas un minuscule poisson qui fait le gommage des pieds. Vous ne trouverez aucune info douteuse dans nos offres éditoriales d'information.

Lutter contre les fake news

Toute l'année, nous mettons un point d'honneur à vérifier les faits, de la rigueur dans les explications et les décryptages que nous vous livrons pour vous aider à éclairer le monde qui nous entoure. Nous nous efforçons de porter une attention de tous les instants et du soin à lutter contre les "fake-news" -on parle maintenant d'infox- qui inondent les réseaux sociaux et les sites peu scrupuleux.

Nous ne voulons pas semer le doute ici et participer à mélanger le vrai et le faux, fût-ce pour plaisanter. Même si ce jour est d'ordinaire réservé à faire sourire avec des informations qui pourraient être réelles mais qui ne le sont pas. Nombreux sont les événements, pléthoriques sont vos réactions qui montrent que pour vous aussi, comme pour nous, l'information, c'est sérieux. Ces derniers mois plus encore.
Poissons d'avril vs fake news

🐟🐠🐡 Ne cherchez pas ! Il n'y aura pas de poisson d'avril sur notre page Facebook cette année... Explications dans cette vidéo !

Publiée par France 3 Limousin sur Samedi 31 mars 2018

La lutte contre les infox est quotidienne. Chaque jour, sur nos sites régionaux et sur Franceinfo, nous démêlons le vrai du faux, nous mettons au jour des fake-news.  

Comme cette vidéo montrant des policiers forçant l'entrée d'un fast-food de la place du Capitole à Toulouse et qui était présentée sur les réseaux sociaux comme si elle avait été filmée pendant une manifestation des gilets jaunes en 2019. Nous avons montré qu'elle date de 2016. 
Ou encore cette histoire de camionnette blanche qui permettrait à des ravisseurs d'enlever des enfants. Une rumeur qui pollue la toile et qui a été démontée par nos confrères de France Info il y a quelques jours.
A l'heure où les progrès technologiques viennent renforcer les techniques de désinformation, la responsabilité du service public est plus grande encore. C'est dans cet esprit que France 2 a instauré voici peu un rendez-vous de chasse aux fausses informations dans son édition phare du 20h.

Nos plus beaux poissons d'avril

Nous avons participé à ce jeu inventif des canulars chaque année pour piéger les internautes ou les téléspectateurs. Nous avons imaginé les informations les plus insolites pour vous faire réagir, sourire. Voici un florilège de nos plus beaux poissons d'avril. 

Alors qu'il fait la Une de l'actualité depuis la station spatiale internationale, on imagine que Thomas Pesquet refusait de redescendre sur terre. Un poisson d'avril étayé par une interview inventée de spécialistes. C'était tellement crédible. L'article "Poisson d'avril" rencontrera un franc succès. 
A Cannes, on invente une socca à la tomate. Un sacrilège pour les amateurs de cette galette de pois chiche, un mets prisé sur la Côte d'Azur. 
Dans les années 70, internet n'existait pas, les fake-news non plus. Mais les journalistes sacrifient déjà à cette plaisanterie plusieurs fois centenaire. Comme ce reportage de 1972 qui imagine que fumer devient interdit dans les lieux publics. Visionnaire !
En Bretagne, on donne aussi dans le poisson d'avril. En 1969, une rencontre avec l'inventeur de la cornemuse à gaz.  Et le 1er avril 1970, c'est une 2 CV aquatique qui se lance de Lorient pour relier New York. 

En Haute-Marne, deux communes fêtent 40 ans de jumelage dans la bonne humeur. Les habitants de Poissons et d'Avril (commune de Meurthe-et-Moselle) se sont retrouvés autour d'un tournoi de football et de bonnes blagues.  

Les maires des communes jumelées Poissons (Haute-Marne) et Avril (Meurthe-et-Moselle) / © France 3 Champagne-Ardenne / B. Bachon
Les maires des communes jumelées Poissons (Haute-Marne) et Avril (Meurthe-et-Moselle) / © France 3 Champagne-Ardenne / B. Bachon

Une vieille histoire

Au delà des canulars et des mystifications dans la presse, côté histoire, le poisson d’avril est une plaisanterie qui remonte loin. Son existence est relatée au XVIIè siècle. Et le terme est employé au XVIIIè dans le dictionnaire de l'Académie française. L'expression « donner du poisson d’avril » signifie « obliger quelqu’un à faire quelque chose pour se moquer de lui"

... de religion

Cette tradition a des racines religieuses anciennes. Le poisson est le signe de reconnaissance des premiers chrétiens, un acronyme aussi pour les Grecs de « Jésus-Christ notre sauveur ». C’est devenu un graphisme qui symbolise la « Passion du Christ »,  et aujourd’hui encore le fils de Dieu dans les représentations catholiques.

On peut relier ce « poisson » au calendrier religieux : il marque au même titre que les carnavals et déguisements de la mi-carême, la joie et les festivités liés au Jeûne d’avant Pâques. Le poisson qui enfin est un élément important dans le régime alimentaire en cette période de l’année pour la religion chrétienne.

Que nous reste-t-il ?

En attendant, il n'est pas interdit de sourire. Pour fêter ce premier avril, retrouvons nos âmes d'enfant. Essayons d'accrocher des représentations de poisson en papier dans le dos de nos proches, ami-e-s... ou non !
 

D'où vient la tradition du poisson d'avril ?

Le poisson d'avril remonterait à l'époque de Charles IX. En 1564, il décide de modifier le calendrier pour faire démarrer l'année le 1er janvier. Ce changement a grandement perturbé la population. Cela a donné naissance aux blagues du 1er avril.

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