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La préfecture du Var alerte sur ces raies potentiellement dangereuses proches du littoral de Cogolin à Marseille

Une raie pastenague violette filmée en Méditerranée. / © Groupe Phocéen d'Etude des Requins / Phocean Shark Research Group
Une raie pastenague violette filmée en Méditerranée. / © Groupe Phocéen d'Etude des Requins / Phocean Shark Research Group

Plus d'une vingtaine de raies potentiellement dangereuses ont été signalées près des plages de la côte méditerranéenne, notamment à Marseille et dans le Var notamment à Saint-Mandrier sur Mer et Cogolin. La préfecture du Var alerte sur ce danger pour les baigneurs.

Par AV avec ALH

Le préfet du Var lance un message de prévention aux baigneurs pour ne pas toucher ces raies pastenagues violettes et à en signaler toute observation au poste de  secours ou auprès des services municipaux. Depuis le début du mois, plusieurs signalements de raies pastenagues violettes, de 80 à 90 cm d’envergure, ont recensé une trentaine de spécimens sur le  littoral en région PACA et notamment sur les rivages dans le Var.

C’est une  situation rare liée aux fortes chaleurs où l’eau de mer peut atteindre 28°C en bord de mer puisqu’elles évoluent normalement au large.
 


Ce phénomène rare est en effet lié au pic de température indique le Groupement phocéen d'étude des requins. Les signalements se multiplient. 

La présence de ces raies aussi près des côtes est anormale relate Nicolas Ziani, biologiste et fondateur de l'association spécialisée dans l'étude des requins et des raies.

"Il y a une centaine de cas sur l'ensemble des côtes françaises recensés par le Groupe Phocéen d'Etude des Requins, mais nous n'avons actuellement aucune piqure recensée.


80 à 90 cm d'envergure


Ces raies  femelles "pastenagues violettes" de 80 à 90 cm d'envergure, qui vivent habituellement au large, ont été repérées par de baigneurs au Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales), à Marseille et dans ses environs, à Saint-Mandrier sur Mer et Cogolin (Var) ou encore en Corse, rapporte M. Ziani.

"Ces raies qui mettent bas en été sont stimulées par la hausse des températures et viennent en bord de côte où elles viennent chercher une eau encore plus chaude", estime le scientifique.
 
 

Un venin neurotoxique

 
Dotées de 1 à 3 aiguillons sur la queue, les raies "Pteroplatytrygon", de leur nom scientifique, "ne sont pas des espèces agressives, mais peuvent piquer si elles se sentent en danger et diffuser un venin neurotoxique", met en garde le biologiste
qui enjoint les baigneurs à ne pas toucher les animaux. Si la piqûre n'est pas mortelle chez l'adulte, elle peut provoquer des troubles neurologiques graves (paralysies), prévient-il.
 

En Corse aussi


Le 29 juillet, c'est sur la plage du Ricanto à Ajaccio, qu'une raie "pastenague violette" a aussi été observée dans une vidéo partagée par une internaute.

 

Ce qu'il faut faire en cas de piqûre : 

Il faut appeler le 15 (SAMU) et rejoindre un poste de secours ou se déplacer jusqu’aux urgences les plus proches pour qu’il soit procédé médicalement à une  extraction de l'aiguillon dentelé. Le venin étant thermolabile, en attente de la  prise en charge médicale, son effet peut être modéré par un bain de la plaie dans de l’eau chaude. 
Dans tous les cas, il convient donc de ne pas tenter de l’extraire soi-même. 

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