Renaud Muselier parmi ces 10 présidents de régions qui s'opposent à un éventuel report des régionales

"Toutes les élections sont essentielles. Ce n'est pas au Conseil scientifique de confiner la démocratie !", écrivent ensemble 10 présidents de régions qui s'opposent à un éventuel report des régionales. Celui de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en fait partie. 

Renaud Muselier, président de la région PACA, s'oppose à un éventuel nouveau report de la date des élections régionales en raison de l'épidémie de Covid-19.
Renaud Muselier, président de la région PACA, s'oppose à un éventuel nouveau report de la date des élections régionales en raison de l'épidémie de Covid-19. © Vincent OLLIVIER Maxppp

Dix présidents de régions de droite comme de gauche s'opposent, dans une tribune conjointe ce dimanche au Figaro, à un éventuel nouveau report de la date des élections régionales en raison de l'épidémie de Covid-19.

Leurs termes sont clairs :

"Toutes les élections sont essentielles. Ce n'est pas au Conseil scientifique de confiner la démocratie!"

les signataires.

Ces signatires sont : Renaud Muselier (LR, PACA), François Bonneau (PS, Centre-Val de Loire, Valérie Pécresse, (ex-LR, Île-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR, Hauts-de-France), Carole Delga (PS, Occitanie), Christelle Morançais (LR, Pays de la Loire, Hervé Morin (Les Centristes, Normandie), Alain Rousset (PS, Nouvelle-Aquitaine), Laurent Wauquiez (LR, Auvergne-Rhône-Alpes) et Ary Chalus (Guadeloupe unie/LREM, Guadeloupe).

L'avis du Conseil scientifique doit être connu d'ici au 1er avril.

Toujours dans Le Figaro et selon un sondage OpinionWay commandé par La République en marche indique que le président LR de la région PACA serait menacé en cas de liste commune avec les macronistes.

Pour ces élus dont le président de la région PACA, ce scrutin est "un moment important du fonctionnement démocratique de notre pays". "Ce serait faire preuve d'un pessimisme étonnant sur l'évolution de la situation sanitaire compte tenu des mesures annoncées et contradictoire avec l'optimisme affiché au plus haut sommet de l'État. Nous savons qu'il est possible d'organiser les opérations de vote dans le cadre d'un protocole sanitaire très sûr".

"La situation sanitaire de mars peut-elle, sous couvert d'une clause de revoyure, servir de prétexte au report d'une échéance électorale prévue en juin ?".

Le problème de la campagne

Sur ces débats quant à savoir s'il faut ou pas reporter les régionales, c'est la campagne en amont qui pose souci.

Pour ces signataires, s'agissant de cette période, "citoyens, entreprises, associations, nous avons toutes et tous su adapter nos modalités de fonctionnement, notre accès à l'information, notre manière de débattre. Nous ne pouvons pas suspendre la démocratie à un retour à la normale alors même que tout le monde s'accorde à penser qu'il faudra s'habituer pour longtemps à vivre dans un nouveau contexte sanitaire", poursuivent les présidents de régions.

Ces élections régionales sont fixées à ce jour au 13 juin pour le premier tour et au 20 juin pour le second.


  - Avec AFP

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