SIDA: PACA, la deuxième région la plus touchée en France

Illustration: médicaments utilisés dans la thérapie de soins du Sida. / © PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/MAXPPP
Illustration: médicaments utilisés dans la thérapie de soins du Sida. / © PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/MAXPPP

Le 1er décembre de chaque année, les acteurs de la lutte contre le Sida sensibilisent à la maladie. Provence-Alpes-Côte-d'Azur est la deuxième région la plus touchée par le virus en France.

Par Marie Bail

Selon les chiffres du Centre régional d’information et de prévention du Sida Paca (CRIPS), la région est le deuxième foyer d'infections à VIH du pays. En effet, sur les 7 100 nouvelles infections survenues en 2013, plus de 50% concernent des personnes résidant dans trois régions de métropole : Ile-de-France (42%), Provence-Alpes-Côte d’Azur (7%) et Rhône-Alpes (5%).

Près de la moitié des porteurs du VIH l'ignorent


Au moins 6 000 personnes ont découvert leur séroposivité en 2015 en France. On distingue le stade précoce, primo-infection par le VIH du stade avancé. Le premier correspond aux 12 premières semaines qui suivent la contamination. Un diagnostic précoce est essentiel car le risque de transmission sexuelle est très élevé durant cette période.  L’infection se traduit par une détérioration progressive du système immunitaire, qui empêche l’organisme de se défendre contre les infections et les maladies.

Le diagnostic au stade avancé, lui est le diagnostic au stade sida. C'est le stade le plus avancé de l’infection à VIH, le syndrome d’immunodéficience acquise (sida), qui peut apparaître au bout de 2 à 15 ans selon le cas. 

Les diagnostics sont effectués de plus en plus tôt dans l'avancée de la maladie, une amélioration notable dans la prise en charge de la séroposivité mais toutefois pas encore suffisante. Sur cette dernière année, 39% des séropositivités VIH ont été découvertes à un stade précoce, la proportion de découvertes à un stade avancé en 2015 est de 27%. 

L'enjeu du dépistage est crucial. Les personnes qui ignorent leur état ne peuvent pas avoir accès aux soins antirétroviraux et risquent également de contaminer d'autres personnes. Connaître son statut sérologique est donc primordial pour pouvoir bénéficier d’une prise en charge adaptée et d’un point de vue collectif réduire l’épidémie de sida.


Les HSF parmi les plus vulnérables


Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSF) constituent le groupe majoritaire depuis 2008 parmi les nouvelles séropositivités déclarées en PACA. Cette dénomination, "HSF", provient de l'Organisation Mondiale de la Santé et comprend les hommes pouvant avoir des relations hétérosexuelles et homosexuelles. En 2015, 56% des nouvelles déclarations de séropositivité en PACA sont liées à des contaminations par relations homosexuelles, "chiffre à prendre avec précaution eu égard aux délais de déclarations", précise le CRIPS.

Les découvertes d'infection chez ce groupe de population n'ont pas diminué, notamment chez les plus jeunes. Les moins de 25 ans représentent 15% des diagnostics chez les HSH.

Mode de transmission et d'infection


Le VIH se transmet à l’occasion de rapports sexuels (anaux ou vaginaux) non protégés, d’une transfusion de sang contaminé ou de l’échange de seringues contaminées chez les populations toxicomanes. Il se transmet aussi de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement au sein.

Une bonne nouvelle en 2015: Cuba est le premier pays à éliminer la transmission mère-enfant du VIH. En juin 2016, l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH a été validée dans 3 autres pays, l’Arménie, le Bélarus et la Thaïlande.

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