Travaux, végétalisation, déviation du cours d’eau… A Saint-Raphaël, plus d'un million d'euros pour sécuriser les abords de l'Agay

A Saint-Raphaël, les abords de l’Agay ont connu d’importants travaux pour parer à toute crue et inondation. Le cours d’eau a même retrouvé son lit originel après 1,2 million d’euros de travaux.

Pour faire face aux risques de crues, les services municipaux, départementaux et de l’Etat, ont coordonné des travaux de sécurisation pour que l’Agay retrouve son lit originel. Une opération d'envergure surtout vouée à protéger des habitations situées en bordure du cours d’eau.

Sujette aux crues, la rivière de l’Agay dort désormais dans son nouveau lit. Après le lancement de travaux décidés en 2015 et 1,2 million d’euros investis, le risque d’inondations et de débordements se voit amputé drastiquement d’après les services de la mairie.

En 2009, 2011 ou encore en 2019, pour ne citer que quelques derniers exemples, la rivière avait déposé dans son lit d'innombrables débris.

Matthieu Giuli est le référent littoral et inondation au sein du service technique de la Ville de Saint-Raphaël. Il a effectué le suivi depuis des années de ce dossier qui réunit de nombreux services.

"C’est un projet global avec l’implication de beaucoup de services de de l’Etat, y compris de la préfecture, comme la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer, ndlr) ou la DREAL (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, ndlr), et l’agence de l’eau. C’est pour cela qu’il était important d’inaugurer ce chantier avec l'ensemble de ces partenaires" explique-t-il.  

Ce jeudi 13 octobre, tous sont attendus avenue du Gratadis, à Saint-Raphaël, pour "inaugurer" cette nouvelle configuration. 

Opération nettoyage

Les abords de l'Agay ont fait les frais d'un grand nettoyage de printemps en 2021

"Avant les travaux, il y a eu une sorte de nettoyage et d’élagage demandé par la mairie car les berges étaient dans un état d’entretien un peu catastrophique. Il avait été demandé d’élaguer et d’enlever tous les détritus qui pouvaient être rencontrés sur ces berges" poursuit Matthieu Giuli.

"Ces travaux avaient pour but, dans un premier temps, de sécuriser les habitations qui se trouvent sur la rive gauche de la rivière, avec le détournement de celle-ci, qui était dû à des remblais anthropiques (d'origine humaine, ndlr) et au régime hydraulique en période de crues. Cela avait causé une érosion de la rive gauche, importante, qui mettaient à nu, quasiment, les fondations de certaines maisons."

Matthieu Giuli, référent littoral et inondation au sein du service technique de la Ville de Saint-Raphaël

Même la baie d'Agay avait été nettoyée pour retirer une cinquantaine de tonnes d'objets arrivés à la suite de l'épisode de 2019, ou après le passage de la tempête Alex.

Une situation d'urgence pour des maisons menacées

"D’un point de vue technique, la première phase de travaux était de sécuriser les habitations en reconstituant la rive gauche, en créant une surlageur et un talus" détaille celui qui suit ces travaux depuis leur lancement.

La DDTM a d’ailleurs reconnu l'urgence de ces travaux. "C’était un peu pour accélérer les procédures administratives, bien que l’on ait mis plusieurs années à sortir le projet, car celui-ci se trouve classé. Il a fallu faire de nombreux dossiers, demander des autorisations par rapport à la protection de l’environnement".

Tous ces efforts ont permis d'augmenter le gabarit hydraulique de ce cours d'eau, et la création de berges en pentes douces et à double pente. Ce sont 1,2 million d’euros pour l’ensemble des travaux qui ont été déboursés.

200.000 euros pour la végétalisation

Des travaux techniques de génie végétal ont été engagés à hauteur de 200.000 euros "sur l'ensemble du projet, qui avaient une double fonctionnalité renchérit Matthieu Giuli. C'est à la fois pour le maintien du talus et du lit (de l'Agay, ndlr). Il y a des essences plantées dont on sait que le système racinaire, en se développant, va fixer le talus. Cela permet aussi de redonner au site un aspect paysager local."

Y compris pour le vivant, ces efforts ont été payants. "Nous avons rencontré sur place une espèce protégée, l'aristoloche". Cette plante grimpante, a d'ailleurs fait l'objet d'une attention particulière à des fins de préservation. 

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