VIDEO. Il aime "aller chercher des bêtes rares" dans les fonds marins : plongée dans l'univers du photographe Laurent Ballesta

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L'exposition "Mer et mystère" retrace les expéditions de Laurent Ballesta dans les mers et océans du monde entier ©FTV

Laurent Ballesta a mené des expéditions dans les profondeurs des mers et des océans du monde entier. Dans des lieux qui sont demeurés jusque-là pour la plupart inaccessibles à l'homme.

Il a photographié le premier le cœlacanthe, le plus vieux poisson du monde. C'est l'une des innombrables merveilles exposées dans cette rétrospective photographique fascinante du travail de Laurent Ballesta à la villa Tamaris à la Seyne-sur-Mer.

"Ce poisson porte en lui les traces de la transition vers le monde terrestre. Il appartient à un groupe que l'on croyait disparu depuis 65 millions d'années."

Laurent Ballesta

à "Vue sur Mer"

En 2000, "quand on descend le premier jour de plongée, on arrive devant la légende vivante qui n'a jamais été photographiée dans son univers par des plongeurs", précise le plongeur à "Vue sur mer".

La magie d'un cliché

En 2021, Laurent Ballesta reçoit un Grand Prix toute catégorie : Wildlife photographer of the Year, au Musée d'histoire naturelle de Londres. "Le ballet de la reproduction des mérous" est la photographie choisie comme affiche de l'exposition intitulée "Mer et Mystère".

Cette affiche montre la ponte d'un mérou camouflage, le mérou du Pacifique qui est l'espèce la plus commune des mérous de tout l'océan Indo-Pacifique.

Jusqu'à présent, sa reproduction n'avait jamais été documentée. Le nuage d'œufs avec le tumulte des poissons a pris la forme d'un point d'interrogation. Laurent Ballesta y a vu une jolie symbolique, quand on sait que c'est moins d'un œuf sur un million qui donnera un adulte capable d'être là à son tour pour se reproduire.

Caisson à saturation

Laurent Ballesta rêvait d'explorer la Méditerranée dans les grandes profondeurs sans limitation de durée. Le rêve devient une réalité grâce à un caisson à saturation. Ce défi technique et humain permet une plongée de 28 jours à 120 mètres de fond entre Marseille et Menton.

Dans ces lieux qu'il connaît pourtant très bien, Laurent Ballesta y voit une occasion d'avoir "le temps de patienter. Presque tous les jours, je revenais à la station avec la photo d'une créature jamais illustrée vivante avant".

Un de ses plus beaux souvenirs restera le spectacle de la reproduction des calamars veinés, qui sont des grands calamars. Les mâles peuvent atteindre un mètre de long. "Sous nos yeux, il y en avait sept autour de nous qui s'accouplaient et ça, c'est un vrai privilège, d'autant plus quand on sait qu'ils ne s'accouplent qu'une seule fois dans leur vie et meurt juste après".

"Je fais ce que je sais faire, aller chercher les bêtes rares, aller chercher des écosystèmes un peu reculés et montrer qu'il existe encore au milieu de cette Méditerranée tourmentée et abîmée des petites oasis de résistance comme ça."

Laurent Ballesta

à "Vue sur Mer"

"C'est sans doute à partir de cela que peut-être des choses peuvent repartir", conclut-il. Les expéditions menées par Laurent Ballesta ont levé le voile sur d'étonnantes histoires naturelles, de quoi comprendre que nous sommes loin d'avoir pris toute la mesure de la magie du vivant.

L'exposition est à voir jusqu'au 21 mai 2023 à la Villa Tamaris.

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