Toulon : Le Liberté, scène nationale, reçoit le metteur en scène David Ayala pour une trilogie poétique

Davaid Ayala, acteur et metteur en scène / © Vincent Berenger
Davaid Ayala, acteur et metteur en scène / © Vincent Berenger

Théâtre et musique s’entrelacent autour des mots de Baudelaire, Philippe Muray et Mahmoud Darwich. Une trilogie poétique orchestrée par Bertrand Louis et David Ayala pour s’enivrer de paroles (en)chantées. Gagnez vos places pour la soirée du 17 novembre au Liberté, scène nationale.

Par Pernette Zumthor

À première vue, rien ne relie les vers fiévreux de Baudelaire, les pamphlets rageurs de Philippe Muray et la prose apaisée de Mahmoud Darwich.

Pourtant, un fil unit les trois auteurs qui apparaissent comme autant de facettes distinctes de l’âme humaine. C’est ce fil que tirent le chanteur et musicien Bertrand Louis et le comédien et metteur en scène d'origine arlésienne David Ayala pour un triptyque de théâtre musical qui entend faire dialoguer les trois artistes et leurs textes. 

Baudelaire, Muray, Darwich : des mondes en écho

Un fil qui court dans les trois oeuvres : le regard, l’amour et les adieux.
Chez Baudelaire : le regard est dans toute l’oeuvre. C’est le regard du solitaire absolu dans la poésie et dans le monde. L’amour absolu de la femme absente. Puis les adieux et le retrait du monde. La distance, la séparation, la mise à l’écart.

Muray le misanthrope, adorateur de Baudelaire, retrouve son aîné dans sa prose et les « correspondances baudelairiennes » s’insinuent en permanence dans le fiel et le vitriol de Muray. 

Darwich l’homme de paix, d’amour et de réconciliation, la lumineuse beauté de ses écrits poétiques, échos d'une douloureuse actualité au Moyen-Orient.


Lorsque j’ai parlé de réunir ces trois univers aux producteurs éventuels, j’ai vu l’étincelle briller dans leurs yeux. Il faut dire que je leur avais fait écouter les albums de Bertrand Louis. À cette écoute, leur enthousiasme fut donc instantanément récompensé.

dit David Ayala en racontant la génèse de ce spectacle.

Trilogie des regards, de l'amour et des adieux

  • Addiction (Baudelaire scénario) le 16 novembre 
    d'après des textes et poèmes de Baudelaire et des textes écrits pas des acteurs
  • Sans moi le 17 novembre 
    d'après Minimum respect et autres textes de Philippe Murau
  • Un autre jour viendra le 18 novembre
    d'après des textes et des poèmes de Mahmoud Darwich
Baudelaire le solitaire dialogue avec Darwich l’homme de réconciliation. Muray le misanthrope, adorateur de Baudelaire, retrouve son aîné dans sa prose et les « correspondances baudelairiennes » s’insinuent en permanence dans le fiel et le vitriol de Muray.

David Ayala, qui êtes-vous ?


Gagnez vos places pour la soirée du 17 novembre et la représentation de "Sans moi"
Le jeu

D’après Minimum Respect et d’autres textes de Philippe Muray
Avec Sophie Affholder, David Ayala,
Jérôme Castel et Bertrand Louis

Trilogie des regards, de l'amour et des adieux

Production Compagnie La nuit remue/Montpellier
Coproduction Le Liberté, scène nationale de Toulon
Avec le soutien du Théâtre du Gymnase/Marseille, du Théâtre dans les Vignes/Couffoulens,
Aude, du 11 • Gilgamesh Belleville/Avignon et du Théâtre de l’Escabeau/Briare, Loiret
et le Théâtre Jacques Coeur/Lattes

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