VIDEO. La plongeuse toulonnaise au secours de la biodiversité de Guadeloupe

Publié le
Écrit par Sophie Accarias et Emmanuel Zini
durée de la vidéo : 00h03mn36s
Le sauvetage du corail dans l'archipel de la Guadeloupe est essentiel à la vie locale. ©FTV

Sandrine Treyvaud permet aux coraux abîmés ou malades de repousser. En Guadeloupe, une partie de l'économie des îles dépend de leur présence.

Sandrine Treyvaud est une plongeuse toulonnaise qui a monté l'association Ocean Quest France pour former des volontaires au bouturage des coraux. Chaque hiver, elle opère sur le récif coralien de Terre-de-Haut, dans l'archipel des Iles Saintes en Guadeloupe. De nombreux jeunes plongeurs et plongeuses viennent apprendre à soigner la nature auprès d'elle.

Cette formation, c'est une manière de rendre à la mer tout le plaisir qu'elle peut nous donner. C'est aussi une manière d'allier l'utile à l'agréable, ça me permet d'être sous l'eau et de faire quelque chose de bénéfique pour la planète.

Simon Vreux

Plongeur volontaire

Car le corail souffre aussi bien des activités humaines que des catastrophes naturelles comme les cyclones. Récupérer les coraux cassés, les bouturer sur des pierres et les remettre au fond de l'eau permet à ces animaux microscopiques de se développer à nouveau. Ils sont à la base de l'équilibre de la faune.

Le récif coralien, c'est la nurserie mais aussi le garde manger de la planète. Tous les poissons viennent s'y nourrir

Aurore Ametis

Volontaire à Ocean Quest France

Le corail abrite en effet 25% de la biodiversité marine. Sur une île où la pêche représente une activité économique centrale, sa présence est essentielle à la vie locale.

Le corail, c'est bon pour les pêcheurs. Y'a des langoustes, y'a des poissons et c'est juste à 10 mètres de la maison. Malheureusement, il y a des endroits où on n'a pas pu les protéger. Grâce à Sandrine, on aura la chance de voir demain ce corail se reproduire, s'étendre. C'est toujours bon de donner un coup de pouce à la nature.

Pedro Garçon

Pêcheur

Depuis le début de sa campagne, Sandrine a déjà formé 250 volontaires. Elle ne revendique pas la mise en place du protocole de bouturage, mais en a hérité des scientifiques. Elle veut seulement transmettre les gestes qui sauvent au plus grand nombre de gens possible.

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