Un adjoint au maire de Mazan est condamné pour avoir frappé un lycéen

Le 10 septembre 2019, à Carpentras, un adolescent marche avec des amis entre son lycée et un fast-food quand un conducteur essaie de les écraser puis le frappe. L'homme se trouve être l'adjoint au maire de Mazan. Son procès s'est déroulé, jeudi, au tribunal correctionnel de Carpentras. 
Image d'illustration du code pénal
Image d'illustration du code pénal © Yves SALVAT Maxppp
"Depuis l'agression, mon fils ne dort pas, il ne supporte plus qu'on le touche, il est apathique", raconte le père d'Adame*. Alors qu'il marchait avec un groupe d’amis pour aller déjeuner en septembre 2019, son fils s'est fait violement agresser.

Une voiture fonce vers eux et tente de les écraser. Les adolescents se réfugient dans une voie sans issue. Le conducteur sort du véhicule et frappe Adame à coups de pied, suivi par son fils. "Adame a eu une côte cassée, la cornée d’un œil très abimée et un pneumothorax. Il a perdu connaissance puis un voisin l'a mis à l’abri", relate son père. Il passera une semaine à l’hôpital, le médecin légiste lui attribue 15 jours d’ITT.

Après enquête, les forces de l'ordre identifent son agresseur. Il s'agit de Silvère Jouberteau, adjoint au maire de Mazan, en charge des affaires scolaires et du sport.
 

Le procès s’est déroulé, jeudi 5 novembre, au tribunal correctionnel de Carpentras. Au départ, il s’agit d’une histoire de cœur entre adolescents. Le jour des faits, le fils de l’adjoint au maire a une altercation avec un autre lycéen. Il téléphone à son père, monte dans sa voiture et l’agression a lieu, alors qu'Adame n’est pas "la bonne personne."

Trois chefs d’inculpation sont retenus contre l'adjoint au maire de Mazans : agression sur mineur, agression avec arme par destination (sa voiture), agression en réunion.
Il est condamné à 12 mois de détention avec sursis, 5 ans de mise à l’épreuve et l'inscription de la peine sur son casier judiciaire.

Etant donné qu'il a accusé son fils de ces faits de violence, l'adolescent sera jugé au tribunal des enfants le 16 novembre.

Malgré des demandes répêtées, maître Geiger, avocat de Silvère Jouberteau, ne s'est pas exprimé sur cette affaire.

* Le prénom a été modifié.
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