Policier tué à Avignon : les derniers développements de l'enquête, la garde à vue de la cliente toxicomane levée

Les enquêteurs traquent toujours le meurtrier du brigadier Eric Masson et son complice en fuite depuis mercredi soir. Le témoin direct de la scène de crime entendu au commissariat d'Avignon depuis la veille a été remis en liberté.

Les syndicats de police organise une "marche citoyenne" le 19 mai à Paris en hommage à leur collègue tué sur un point de deal à Avignon.
Les syndicats de police organise une "marche citoyenne" le 19 mai à Paris en hommage à leur collègue tué sur un point de deal à Avignon. © Michael Esdourrubailh/MaxPPP

"La garde à vue a été levée sans poursuite. Cette personne n'est pas considérée comme impliquée dans le meurtre en tant que tel", a précisé le procureur de la République.

Cette femme de 58 ans, cliente du point de deal, était auditionnée dans les locaux du commissariat de police d'Avignon depuis jeudi. Elle avait été contrôlée par le brigadier Eric Masson après un échange de stupéfiants. 

Les enquêteurs tentent toujours de reconstituer précisément les circonstances de la mort d'Eric Masson lors de ce contrôle antidrogue mercredi à Avignon. 

Selon la reconstitution faite par le procureur Guémas, deux individus se sont avancés en direction des policiers et l'un des deux, porteur d'une sacoche, a demandé aux policiers ce qu'ils faisaient là. Puis il a sorti une arme et fait feu atteignant le policier de deux balles de 9 mm.

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A Avignon, 48 heures après le meurtre d'Eric Masson, l'heure est toujours au recueillement. Sa famille et ses proches sont venus sur les lieux du drame. Un dispositif policier a été mis en place pour leur permettre de se recueillir dans l'intimité. 

Les hommages se multiplient

Au commissariat d’Avignon, où il travaillait, des bougies et fleurs ont été déposées par des habitants et ses collègues. Un cahier de condoléances est ouvert.

De leur côté, les syndicats de police ont décidé de rendre un hommage à Eric Masson dimanche à Avignon et d'organiser une "marche" le 19 mai à Paris.

En déplacement dans un commissariat de Sarcelles (Val-d'Oise) ce vendredi matin, le Premier ministre a salué la mémoire du brigadier, "un serviteur de l'État, un serviteur de la République, mort au service de son pays", "engagé dans la lutte toutes les formes de trafics dont celui de stupéfiants". 

"Cette lutte dérange assurément les trafiquants, partout en France, a poursuivi Jean Castex, qu'ils sachent que nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre et à amplifier cette traque. Nous le devons à nos concitoyens, nous le devons aussi désormais à Eric Masson".

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