300 euros avec sursis requis contre Nicole Briend, jugée comme faucheuse de chaises à Carpentras

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Écrit par Annie Vergnenegre
La faucheuse de chaise Nicole Briend, soutenue par l'ex-candidat à la présidentielle Philippe Poutou.
La faucheuse de chaise Nicole Briend, soutenue par l'ex-candidat à la présidentielle Philippe Poutou. © Frédéric Renard France 3 Provence Alpes

Nicole Briend était convoquée au tribunal de Carpentras ce jeudi pour avoir participé à une action symbolique de « fauchage de chaises » dans l’agence BNP Paribas de Carpentras le 17 mars 2016. Le procureur a requis 300 euros d'amende avec sursis.

Le mouvement Attac avait appelé ses militants à venir partager un repas ce jeudi midi place de la mairie avant d'accompagner en cortège Nicole Briend, convoquée à 13h30 devant le tribunal de Carpentras pour "fauchage de chaises". 

L'ex-candidat du NPA à l'élection présidentielle Philippe Poutou est venu apporter son soutien à la septuagénaire renvoyée devant le tribunal correctionnel pour "vol en réunion" et "refus de se soumettre au prélèvement d'ADN"
Nicole Briend, ancienne proviseure de 70 ans est convoquée devant la justice pour avoir participé au vol de trois chaises dans une agence locale de la banque BNP Paribas, à Carpentras le 17 mars en 2016.

C'est pas Nicole qu'il faut juger, c'est l'évasion fiscale en bande organisée!

ont scandé les militants, qui ont formé une haie d'honneur autour de la mitante poursuivie.
"Cette action non-violente visait à dénoncer cette fuite d’argent manquant à l’État pour financer la transition écologique et sociale", explique Attac, qui note que c'est le 3e procès d'un faucheur. L'initiative faisait suite au scandale des "Swissleaks", une série de révélations sur l'évasion fiscale. Des "fauchages de chaises" avaient ensuite été menés ailleurs par des associations comme Attac, les Amis de la Terre, Alternatiba...
La banque a renoncé à se constituer partie civile dans ces dossiers de faucheurs. Elle ne demande pas de dédommagement à Mme Briend.

Elle ne demande pas réparation, mais elle n'a pas retiré sa plainte,

souligne cependant Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac qui demande la relaxe de Nicole Briend.

A 18h, Attac a annoncé que le procureur a requis une amende de 300 euros avc sursis. "Pour nous c'est dramatique cela veut dire qu'on considère son action comme relvant de l'illégal alors que son action relevait de l'inérêt général", a commenté l'avocat de Nicole Briend. 



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