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Lauris : l'hôpital fermera bien ses portes dans 3 ans a confirmé la ministre Agnès Buzyn

Le maire de Lauris est un marathonien / © Photo France3
Le maire de Lauris est un marathonien / © Photo France3

Malgré l'initiative du maire de Lauris André Rousset d'entreprendre une course à pied jusqu'à Paris, pour rencontrer la ministre et la convaincre de ne pas fermer l'établissement, celui-ci fermera ses portes dans 3 ans. C'est ce qu'a confirmé Agnès Buzyn mercredi.

Par Ghislaine Milliet

Agnès Buzyn confirme que l'hôpital de Lauris sera fermé d'ici trois ans. Malgré l'initiative du maire de Lauris André Rousset d'entreprendre une course à pied jusqu'à Paris, pour rencontrer la ministre et la convaincre de ne pas fermer l'établissement.

La vétusté du site mis en cause

La ministre de la santé pointe du doigt la vétusté du site. Elle a confirmé mercredi la crainte des habitants et du maire de Lauris, l'hôpital de la commune va bien fermer d'ici trois ans. Désormais il faudra se rendre à Cavaillon à 30km de la commune.
 La confirmation a été donnée lors des questions au gouvernement mercredi à l'Assemblée nationale, à une interrogation du député Jean-Claude Bouchet. 
"La situation de notre hôpital de Roquefraiche a été évoqué a l'assemblée nationale. J ai un rendez-vous téléphonique avec le chef de cabinet de madame Buzyn vendredi à 11h" a indiqué mercredi André Rousset maire de Lauris.
 

Une initiative de la dernière chance

"On n'arrive pas à se faire entendre par la bouche, par l'entendement... Alors peut-être que par les jambes..."

André Rousset, maire de Lauris, avait décidé d'entreprendre une course à pied jusqu'à Paris pour défendre l'hôpital de sa commune.
Malgré la réponse de la ministre de la santé, le maire de Lauris continue sa course.
Il est actuellement à Montélimar.


"Nous avons appris en novembre dernier que le Centre hospitalier intercommunal Cavaillon-Lauris, allait se séparer de son site de Lauris", explique André Rousset. 

De cet hôpital commun, Lauris conservait jusqu'à présent les services de soins de suite et de réadaptation pneumologique et un  Ehpad d'une vingtaine de lits. Mais la fermeture est désormais programmée depuis la fin 2018.

Alors que la ministre Agnès Buzin m'avait dit qu'elle préférait convertir, ou réhabiliter plutôt que fermer

s'indigne le maire de Lauris. Qui regrette que les maires ne soient pas conviés aux réunions du Groupement hospitalier des territoires "qui décident sans eux".

L'ARS confirme bien la fermeture de l'Hôpital de Roquefraîche, sur la commune de Lauris. 

"Nous avons rencontré le maire à plusieurs reprises et le personnel hospitalier... Nous accompagnons ce projet avec eux. Les salariés seront regroupés sur le site de Cavaillon", explique Caroline Callens, déléguée départementale de l'Agence Régionale de Santé (ARS) pour le département du Vaucluse.

"Il était nécessaire d'améliorer la prise en charge des patients atteints de problèmes pulmonaires. A Cavaillon, les soins de suite et de réadaptation seront associés au plateau technique de médecine et de pneumologie".

Environ 70 personnes travaillent à l'hôpital de Lauris. La plupart habite à Lauris. "Ils vont sans doute être mutés à Cavaillon et devoir déménager", raconte le maire, désolé à l'idée de perdre des administrés.


 

13 marathons déjà courus

Alors, pour attirer l'attention et peser du poids dans la balance des décisions, André Rousset a décidé de se lancer dans une longue course jusqu'à Paris, lui qui a déjà entrepris treize marathons dans sa vie d'athlète.
Mais au fond de lui, le maire espère bien être contacté par la ministre avant son départ...

J'ai 68 ans, et j'espère qu'elle aura pitié de moi !

dit-il en plaisantant. 
Si la décision de fermeture est maintenue, il souhaite au moins que le bâtiment dédié à l'hôpital ne soit pas abandonné.

"Pourquoi ne pas le remplacer par un Ehpad ? Avec 85 à 115 lits, le projet serait viable".

L'hôpital s'était installé dans les murs d'un ancien sanatorium légué par son propriétaire au Conseil départemental. Une fois vidé des services hospitaliers, il devra, selon les volontés du légataire, revenir de droit au département. 

Mais l'avenir de ce grand bâtiment n'est pas encore fixé.

De tout cela, le maire voudrait discuter avec la ministre. Il est parti le 23 mars à 10h30 au rond-point de la Gare.

C'est aussi l'occasion pour André Rousset de" montrer que les élus ne sont pas tous pourris, et qu'il faut croire à ce qu'on fait".

Nous l'avions rencontré avant son départ: 


 

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