Vaucluse : des sachets baguettes avec les numéros d'urgence contre les violences intrafamiliales

Depuis lundi, et pour une durée de dix jours, 80.000 sachets portant un message de prévention et les numéros d'urgence contre les violences intrafamiliales accompagnent l'achat d'une baguette dans certaines boulangeries du Vaucluse.

"Il t'insulte, te menace, te harcèle, te surveille, t'interdit de voir tes amis et ta famille?" Voici l'un des messages de prévention que vous pourrez lire sur ces sachets à baguette.

Réalisés par la Maison de Confiance et de la Protection des Familles basée à Carpentras, financés par la communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin, les gendarmes ont imprimé 80.000 sachets à baguette pour lutter contre les violences intrafamiliales.

L'opération débutée lundi doit durer une dizaine de jours. 21 boulangeries du Ventoux-Comtat y participent.

Sur les sachets figurent aussi les numéros d'urgence à composer : le 3939 contre les violences conjugales, les 17 et 112 pour joindre les secours et aussi le 114 pour les personnes sourdes, muettes et malentendantes.

Violences au sein du couple : 193 décès en 2020

Les femmes sont les premières victimes des violences au sein du couple, selon une étude réalisée par la Délégation aux victimes pour le ministère de l’Intérieur. Elles représentent 82 % des victimes d’homicides en 2020, les hommes représentant 82% des auteurs.

156 victimes (femmes, hommes, enfants et victimes collatérales) ont été tuées dans le cadre de violences au sein du couple en 2020. On compte également 37 suicides d’auteurs d’homicides. Les violences au sein du couple sont à l’origine de 193 décès en 2020.

L'an dernier, plus d’un tiers des femmes tuées par leur partenaire (36 sur 102) était déjà victimes de violences antérieures. 24 d'entre elles avaient déjà signalés ces faits aux forces de l'ordre. 

Darmanin annonce de nouvelles mesures

Gérald Darmanin a annoncé jeudi de nouvelles mesures afin de faciliter le dépôt de plaintes pour violences conjugales ou viol, en réponse aux femmes qui dénoncent le mauvais accueil dans les commissariats sous le vocable "double peine".

Dans un télégramme adressé jeudi aux préfets et dont l'AFP a eu connaissance, le ministre de l'Intérieur et la ministre déléguée, Marlène Schiappa, soulignent que "la qualité de traitement de ces faits doit être une priorité" et fait plusieurs recommandations.

Gérald Darmanin développera ses nouvelles mesures lors d'un déplacement ce jeudi à Avignon et Carpentras.

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