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Sécurité : de plus en plus de dispositifs de surveillances citoyennes dans les régions

Panneau d'information du dispositif "Voisins solidaires" en Haute-Vienne. / © France 3
Panneau d'information du dispositif "Voisins solidaires" en Haute-Vienne. / © France 3

Dans les villes comme dans les villages les réseaux de surveillance citoyenne se développent. Certains d’entre eux s’organisent même sur les réseaux sociaux. A Kappelen, petit village du Haut-Rhin, face à la multiplication des cambriolages, un groupe Facebook a été créé.

Par Malika Catala

En Novembre dernier, la petite commune de Kappelen a été frappée par une série de cambriolages. En à peine deux mois, une douzaine de villas ont été visitées. Excédé, un habitant a décidé d’agir en créant sur Facebook un groupe fermé de riverains . En une semaine, un quart des 600 habitants a adhéré à ce groupe. Ses membres signalent tout véhicule suspect à la gendarmerie .Ils organisent aussi des rondes dans le quartier.

Mais pas question de jouer les shérifs. Pour éviter tout dérapage, le dispositif a été présenté à la municipalité qui a décidé de gérer elle-même le groupe.

La chance qu’on a eu, c’est que la municipalité est vite venue vers nous et a voulu participer et s’impliquer clairement dans ce groupe, ça a permis de poser certaines limites.

Pierre Dormois, le créateur du groupe


Certains riverains n’ont pu s’empêcher d’intervenir. Il a fallu très vite les rappeler à l’ordre raconte Eric Muhr, qui commande la brigade locale de gendarmerie : "Il y a une personne du village qui se postait à une intersection et dès qu’elle voyait un véhicule qu’elle ne connaissait pas, elle le suivait". Pour l’heure les gendarmes se veulent rassurants. Ils n’ont jamais eu à intervenir pour des dénonciations abusives.

La surveillance citoyenne, une arme efficace ?

Voisins vigilants et solidaires, participation citoyenne... Les dispositifs de surveillance collectifs se multiplient en France. Selon le ministère de l’intérieur, ils auraient permis de réduire le nombre de cambriolages de 20 à 40 % dans les zones concernées. Mais dans certaines communes, comme à Aix-sur-Vienne (Haute-Vienne), les réseaux de référents volontaires peuvent faire polémique. La Ligue des Droits de l'Homme et le Syndicat des avocats dénoncent ici un risque de dérive. 

Avec les chasseurs et les randonneurs

Depuis janvier 2018, dans l’Oise des chasseurs ont été sélectionnés par la gendarmerie pour les épauler dans des zones forestières. Ce dispositif calqué sur le modèle des « voisins vigilants » regroupe une centaine de volontaires. Voitures abandonnées, dépôt d’ordures sauvages, braconnage...dans leur viseur : les incivilités commises dans la nature. Le système a déjà prouvé son efficacité à plusieurs reprises.

Un autre dispositif similaire a été lancé avec les randonneurs. Là aussi il ne s’agit pas de transformer les promeneurs de l'Oise en auxiliaires des forces de l’ordre. Leur rôle est  d’observer et de signaler à la gendarmerie tout comportement qui porte atteinte à l’environnement. Une cinquantaine de référents vont être formés d’ici la fin de l’année.

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