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Qui est Alexis Kohler, haut cadre à Genève et nouveau secrétaire général de l'Élysée ?

Alexis Kohler photographié lorsqu'il était directeur du cabinet d'Emmanuel Macron au ministère de l'Économie, en mars 2016. / © JACQUES DEMARTHON / AFP
Alexis Kohler photographié lorsqu'il était directeur du cabinet d'Emmanuel Macron au ministère de l'Économie, en mars 2016. / © JACQUES DEMARTHON / AFP

Il est à peine plus âgé qu'Emmanuel Macron, a étudié aux côtés de Fleur Pellerin et travaille depuis l'an dernier dans une société privée, en Suisse. Alexis Kohler pourrait bien devenir le prochain secrétaire général de l'Élysée.

Par Quentin Vasseur

Il a 43 ans, il est né à Strasbourg et à moins d'une volte-face du nouveau président de la République, c'est lui qui présentera le prochain gouvernement.

Alexis Kohler devrait normalement succéder à Jean-Pierre Jouyet au poste de secrétaire général de l'Élysée, un poste essentiel pour le fonctionnement de la présidence. 

Il doit être porte-parole, conseiller politique et stratégique. Il doit coordonner les ministères, les partis, les syndicats, préparer le Conseil des ministres, relire certains discours, filtrer les dossiers et faire remonter les informations au chef de l'État, gérer ses affaires privées...

Le profil du haut-fonctionnaire

Fils d'une avocate et d'un haut fonctionnaire, Alexis Kohler est comme Emmanuel Macron bardé de diplômes : il a fait Science-Po en 1993 ou encore l'ESSEC, et à l'ENA, il a figuré dans la même promotion que Fleur Pellerin et Audrey Azoulay, de 1998 à 2000.

Il est l’archétype du serviteur de l’Etat.



"Alexis Kohler a le profil du haut-fonctionnaire discret et bosseur qui a le sens régalien" expliquait aux 24 heures de Lausanne le référent pour la Suisse d'En Marche, Joachim Son-Forget. "Il fuit les caméras." Pour un conseiller du nouveau président, cité par Paris Match, "il est l’archétype du serviteur de l’Etat".

De Bercy à Genève


De fait, Alexis Kohler a fait ses premières armes à la direction générale du Trésor, à Bercy avant de travailler au Fonds monétaire international (FMI) et à l'Agence des participations de l'État (APE). 


Nommé directeur du cabinet de Pierre Moscovici au ministère de l'Économie, après l'élection de François Hollande, il y est nommé à nouveau par Emmanuel Macron lorsque ce dernier devient ministre en 2014.

Proche du ministre, il élabore avec lui la Loi Macron. Lorsqu'Emmanuel Macron démissionne en 2016 pour fonder "En Marche !", il retrouve un poste dans le privé : directeur financier de la compagnie Mediterranean Shipping Company (MSC), numéro 2 mondial du fret maritime, pour laquelle il s'installe à Grenoble. 

Il est très intéressé par ce qui fonctionne en Suisse


Depuis la Suisse, il suit la campagne de près, selon Libération. Le maire de Genève Guillaume Barazzone, qui l'a rencontré, confiait aux 24 heures de Lausanne : "Ce qui m’a frappé chez lui, c’est son intelligence vive, la clarté de ses idées sur l’état de la France et sa vision pour son pays. Il est très intéressé par ce qui fonctionne en Suisse, en particulier par le système de l’apprentissage."

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