Dijon : un collectif s'élève contre le projet de loi de sécurité intérieure

Paris, France 26 septembre 2017 : Séance de Questions au Gouvernement a l'Assemblee Nationale. Texte du Projet de Loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. / © IP3 PRESS/MAXPPP
Paris, France 26 septembre 2017 : Séance de Questions au Gouvernement a l'Assemblee Nationale. Texte du Projet de Loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. / © IP3 PRESS/MAXPPP

A Dijon, plusieurs associations et partis politiques se sont regroupés ce jeudi 5 octobre, pour dénoncer le projet de loi antiterroriste. Un projet qui, selon eux, "menace les libertés individuelles et transforme chaque citoyen en suspect potentiel".

Par F.L.

Un projet de loi pour lutter contre le terrorisme
Il avait été présenté au Conseil des ministres du 22 juin 2017 par M. Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’intérieur. La procédure accélérée a été engagée par le Gouvernement le 28 juin 2017.
Le texte a été adopté cette semaine (le 3 octobre) en première lecture à l'assemblée à une très large majorité.

Un collectif d'associations et de partis politiques dénonce une "menace des libertés individuelles"
Un collectif composé de : ATTAC 21, Ligue des droits de l'Homme, Libre Pensée 21, CCIF, MRAP, Solidaires 21, NPA21, PG21, Ensemble21, PCF21, Europe Ecologie les Verts s'élève contre le projet de loi de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme.
En effet, par une conférence de presse tenue ce jeudi 5 octobre à Dijon, le collectif a déclaré que :
"Le projet de loi «de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme» conduirait la France à sortir de l’Etat de droit et à menacer nos libertés individuelles.
Ce projet instaure d’importantes restrictions à la liberté d’aller et venir de chacun sous prétexte de prévention d’actes de terrorisme :
• périmètre de «protection» ou de répression,
• fermeture de lieux de culte,
• mesures individuelles de surveillance, visites domiciliaires (ex  perquisitions), saisies …,
• contrôles pouvant être assurés par une police privée."


Expertise de l'ONU
Le collectif poursuit :
"C’est l’abandon des principes qui doivent garantir les individus contre l’arbitraire et une remise en cause de l’Etat de droit.
Deux experts de l’ONU estiment que «ce projet établit un état d’urgence permanent avec une définition vague du terrorisme et des menaces sur la sécurité intérieure». Ils insistent sur le fait que «cela donne aux autorités non judiciaires (préfet et police) un pouvoir discrétionnaire qui présente une atteinte grave à la pleine jouissance des Droits de l’Homme pour tous les citoyens».
Le soupçon remplace le fait matériel, stigmatise une partie de la population et conduit à l’arbitraire.
Les citoyens doivent prendre conscience que ce projet ne renforcera pas l’efficacité de la lutte contre le terrorisme (l’arsenal juridique existe déjà) mais sera un outil de contrôle social qui vise toute forme de contestation de l’ordre établi."
Pour conclure, le collectif signe en affirmant que : "Lutte contre le terrorisme et défense des libertés ne doivent pas être opposées"

L'interview de Martine Lepeule, Co-présidente de ATTAC 21
La co-présidente d'Attac 21 réagit sur l'assignation à résidence, ainsi que sur la création de "périmètres de protection" qui vont générer une extension des zones de contrôle.
Associations contre projet de loi de sécurité intérieure
A Dijon, plusieurs associations et et partis politiques se sont regroupés ce matin pour dénoncer le projet de loi antiterroriste. Un projet qui -selon eux- rmenace les libertés individuelles et transforme chaque citoyen en supect potentiel. Le texte a été adopté cette semaine en première lecture à l'assemblée à une très large majorité. Interview de Martine Lepeule Co-présidente de ATTAC 21 - France 3 Bourgogne - Amélie Douay

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