Dijon : une manifestation contre la baisse des aides personnalisées au logement

Une manifestation a été organisée place de la Libération à Dijon samedi 14 octobre 2017, à l’appel du collectif "Vive l'APL". / © Samuel Peltier
Une manifestation a été organisée place de la Libération à Dijon samedi 14 octobre 2017, à l’appel du collectif "Vive l'APL". / © Samuel Peltier

Une manifestation a été organisée place de la Libération à Dijon samedi 14 octobre 2017, à l’appel du collectif "Vive l'APL". Objectif : dénoncer la baisse de 5 euros des aides personnalisées au logement.

Par B.L.

Le collectif "Vive l'APL" a appelé à l’organisation de rassemblements dans toute la France pour dénoncer la diminution des APL (aides personnalisées au logement).

Ces allocations logement ont été réduites de 5 euros par mois à compter du 1er octobre, selon un décret du 28 septembre. Cela concerne 6,5 millions de ménages. A l’avenir, les APL pourront voir leur montant diminué par simple arrêté, selon deux arrêtés datés du 29 septembre.


Le collectif "Vive l'APL" a déposé un recours devant le Conseil d'Etat.
Ce recours en référé-suspension déposé par le collectif devant le Conseil d'Etat est une procédure d'urgence pour demander l'arrêt de l'application de ces textes.


Une manifestation contre la baisse des aides personnalisées au logement a eu lieu place de la Libération à Dijon, samedi 14 octobre 2017 / © Samuel Peltier
Une manifestation contre la baisse des aides personnalisées au logement a eu lieu place de la Libération à Dijon, samedi 14 octobre 2017 / © Samuel Peltier


Pour les personnes les plus modestes, cinq euros "c'est un repas, les céréales pour le petit-déjeuner des enfants, le poulet, du lait...", indique le collectif. 
"C'est pour ça qu'en plus de vouloir annuler ce décret, nous souhaitons que le CE (Conseil d'Etat, NDLR) suspende son application, en urgence. Et nous attendons une audience pour que cette urgence s'exprime", ajoute le collectif.

Le collectif "Vive l'APL" rassemble environ 70 organisations de défense des locataires et mal-logés (CNL, CGL, CLCV, Fondation Abbé Pierre, DAL, Attac, Ligue des droits de l'homme), d'étudiants (FAGE, Unef) de syndicats (CGT, FSU, Solidaires) et de bailleurs sociaux.

La Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales) et le Conseil national de l'habitat (CNH) ont tous deux émis récemment des avis défavorables contre ces textes. Ces deux avis ne sont toutefois que consultatifs.

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