Emmanuel Macron : “sans la construction d'une centrale anglaise, il y aurait des licenciements au Creusot”

Emmanuel Macron en visite sur le site Areva du Creusot le 2 mai 2016
Emmanuel Macron en visite sur le site Areva du Creusot le 2 mai 2016

Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie, était en Saône-et-Loire lundi 2 mai 2016. Il s'est voulu rassurant pour le géant français du nucléaire Areva. Sur le site du Creusot, il a annoncé le réinvestissement de 5 milliards d'euros. Un discours jugé encourageant par les salariés.

Par Christophe Tarrisse

"Vous êtes un morceau essentiel de cette ré-industrialisation française", les mots sont d'Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie sur le site d'Areva du Creusot ,en Saône-et-Loire. Le ministre s'est voulu rassurant aux côtés des salariés et des syndicats du groupe, annonçant au passage le réinvestissement de 5 milliards d'euros et appelant enfin à la refondation de la filière nucléaire française.

Emmanuel Macron, a aussi réitéré le soutien du gouvernement français au projet controversé de construction d'une centrale nucléaire à Hinkley Point, en Angleterre, le jugeant essentiel pour le maintien de l'emploi à l'usine du fabricant nucléaire en difficulté Areva.

"Le projet Hinkley Point est un projet essentiel pour cette usine et je suis aussi venu redire l'attachement du gouvernement à ce projet sans lequel il y aurait sinon des centaines de licenciements sur le site du Creusot", a déclaré M. Macron à l'issue d'une rencontre avec les syndicats du site. En grande difficulté financière, Areva a prévu de supprimer environ 6.000 emplois dans le monde, dont quelque 60 sur les 270 salariés de son usine Creusot Forge.

C'est sur ce site, dépendant de la branche réacteurs Areva NP en cours de cession à EDF, que sont fabriquées et usinées de grandes pièces forgées indispensables à la fabrication des composants primaires de l'îlot nucléaire. Syndicat majoritaire du groupe, la CFDT a souligné l'importance du projet Hinkley Point, porté par EDF mais vivement contesté au sein même de l'électricien, pour le maintien de la filière nucléaire française et ses dizaines de milliers d'emplois.

"On considère que c'est vital. S'il n'y a pas Hinkley Point, on aura un trou de plusieurs années dans le plan de charge" de l'usine, a indiqué à l'AFP le coordinateur CFDT Areva, Jean-Pierre Bara. Areva avait annoncé vendredi que des "anomalies" avaient été détectées dans le suivi des fabrications d'équipements au sein de son usine du Creusot, où a été fabriquée la cuve du réacteur EPR de Flamanville (Manche) dont l'acier présente un défaut de composition.

Pourquoi Emmanuel Macron est-il venu en Saône-et-Loire ?
Le ministre de l'économie était en déplacement en Saône et Loire lundi 2 mai 2016. Emmanuel Macron a visité l'usine Idem de Chalon-sur-Saône avant de se rendre au Creusot, sur le site d'Areva. Intervenants : -Bruno Quesnée, conducteur de lignes chez Idem -Emmanuel Macron, ministre de l'Economie et de l'Industrie -Emmanuel Macron, ministre de l'Economie et de l'Industrie -Alain Malara, agent de maîtrise chez Areva  - Reportage : Fanny Borius et Cécile Claveaux/ Montage : Cécile Frèrebeau

Reportage : Fanny Borius et Cécile Claveaux / Montage : Cécile Frèrebeau / Intervenants :

  • Bruno Quesnée, conducteur de lignes chez Idem
  • Emmanuel Macron, ministre de l'Economie et de l'Industrie
  • Emmanuel Macron, ministre de l'Economie et de l'Industrie
  • Alain Malara, agent de maîtrise chez Areva

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