Coupe de la Ligue – fracture ouverte entre Thiriez et la Corse

La défaite ne passe pas en Corse, au lendemain de la lourde défaite du SC Bastia (0-4) contre le PSG en finale de la Coupe de la Ligue. Mais ce que joueurs, dirigeants du club bastiais et supporters digèrent encore moins, c'est le manque de respect du président de la Ligue de football professionnel.

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23h, samedi soir, début de conférence de presse d'après match. A voir la mine de l'entraîneur du SC Bastia, on comprend que l'heure des comptes a sonné.

Ghislain Printant ne digère pas l'attitude du président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, qui a décidé de ne pas saluer les joueurs avant le coup d'envoi. Le protocole de la Coupe de la Ligue ne l'y oblige pas, mais la pratique est de mise, sauf pour les Corses semble-t-il.


J'étais scandalisé quand on est venu m'annoncer ça. On a un merveilleux public, une équipe qui essaie de jouer au foot, et aujourd'hui, on a manqué d'un grand respect à mes joueurs. Et ça, ça fait très mal.


"Demain (dimanche) matin, on va pouvoir se regarder dans une glace, je ne pense pas que ce président puisse se regarder dans la glace, a-t-il poursuivi. Que notre président ne puisse pas présenter au président de la LFP ses joueurs qui ont fait un parcours exemplaire et emmené des milliers de Corses au Stade de France, je ne peux pas l'accepter".

Fracture ouverte

Une décision qui n'est pas non plus passé côté joueurs. Pour la plupart, ils ont évité de serrer la main du président de la Ligue de football professionnel à l'issue de la rencontre, le capitaine emblématique du SC Bastia, Yannick Cahuzac allant jusqu'à refuser que Frédéric Thiriez lui passe la médaille de consolation autour du cou.

C'est purement un scandale. Moi, il m'a fallu rassembler mes joueurs, être digne comme l'est ce peuple, et monter là-haut, on l'a fait par respect pour le Sporting Club Bastia, nos dirigeants, notre public, mais nous, on nous a pas respectés. (Printant)




Double peine

Et comme si cela ne suffisait pas, la colère corse se concentre aussi sur l'arbitre de la finale, M. Bastien, accusé par l'entraîneur et les joueurs du Sporting d'avoir tué le match en appliquant la double peine – carton rouge et penalty – pour une faute de Sébastien Squillaci sur une incursion dans la surface d'Ezequiel Lavezzi à la 19e minute.

Je suis passablement énervé quand je revois l'action, qu'on puisse prendre un carton rouge là-dessus. Il ne s'est pas rendu compte qu'il a tué le match, gâché la fête. Il nous a enlevé des forces, le match est devenu beaucoup plus compliqué pour nous. (Printant)


Et c'est aussi pour les 25 000 supporters corses des travées du Stade de France et les quelques milliers d'autres à avoir suivi la rencontre par écran interposé, l'instant où la fête a basculé.

 

 

 

 

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