Narbonne : inquiets de la qualité de l'eau, ils écrivent au ministre Nicolas Hulot

L'uranium nécessaire à toute la production nucléaire française est transformé en gaz à Malvési, près de Narbonne. / © Fred Guibal. F3LR
L'uranium nécessaire à toute la production nucléaire française est transformé en gaz à Malvési, près de Narbonne. / © Fred Guibal. F3LR

Des habitants de Narbonne ont consitué un collectif local, pour réclamer une analyse de la qualité de l'eau. La cause de leur inquiétude : la pollution produite par les usines à proximité, à commencer par Areva.

Par R. D.

Ils exigent des réponses. A Narbonne, des riverains du Tauran et de la Mayral ont formé un collectif, l’association Transparence des Canaux de la Narbonnaise (TCNA), pour qu’une étude de la qualité de l’eau soit enfin conduite.

"Nous sommes arrivés au bout de toutes les démarches administratives possibles", a déclaré à l’Indépendant Fabrice Hurtado.

Les associations locales se battent depuis des années, et pourtant nous n’avons aucune réponse. Nous sommes lassés de l’immobilisme, l’exaspération monte !
 


Boues radioactives

Si les citoyens sont inquiets, c’est à cause de la présence de nombreuses industries polluantes dans le secteur, à commencer par le site Areva de Malvési, spécialisé dans le traitement de l’uranium.

Selon l’association, les cours d’eau de Narbonne feraient l’objet de multiples pollutions : "pollutions aux PCB (polychlorobiphényles), aux nitrates, à l’ammoniaque, à l’uranium, aux pesticides, et au cadmiun", énumère-t-elle sur son site.

Pour ne rien arranger, différents accidents au cours des années précédentes ont aggravé cette pollution, comme la rupture d’une digue des bassins de l’usine Areva en 2004, ayant entraîné des coulées de boues radioactives.

Le collectif a donc décidé de s’adresser directement au ministre de la Transition Ecologique, Nicolas Hulot, via une lettre rédigée le 23 juillet, pour réclamer une analyse.


"Agir pour le futur"

Sur internet, une cagnotte a été lancée pour que l’analyse soit réalisée par la CRIIRAD, la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité, un organisme indépendant. TCNA espère récolter près de 5 000 euros, pour "comprendre le passé, analyser le présent et agir pour le futur".

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