Nantes : les amiantés du Tripode répondent au Premier ministre

Le Tripode peut avant sa démolition le 27 février 2005 / © Franck Perry / AFP
Le Tripode peut avant sa démolition le 27 février 2005 / © Franck Perry / AFP

Le Premier ministre en marge de l'inauguration du TramTrain à Châteaubriant vendredi a rendu publique une lettre à Pierre Moscovici concernant les victimes de l'amiante de cet ancien bâtiment administratif pour qu'ils puissent bénéficier de pré-retraites spécifiques.

Par Xavier Collombier

Les regrets de l'intersyndicale

L'intersyndicale des fonctionnaires du Ministère des affaires étrangères, qui possédait le Tripode, revient en détail dans un communiqué rendu publique sur les promesses du Premier ministre diffusées vendredi par Matignon.

"Nous regrettons que cette compassion exprimée ne concerne pas l'ensemble des agents du Tripode qui vivent sous la menace permanente de pathologies liée à l'amiante et d'une durée de vie écourtée. C'est cette situation, bien réelle, qui justifie l'accès de tous les agents à une cessation d'activité anticipée, que permettrait le classement du Tripode en site amianté"


Sur les départs en pré-retraite

Dans sa lettre au Ministre de l'économie Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault demandait vendredi "qu'une disposition législative soit prise pour que les fonctionnaires et agents publics ayant développé une maladie professionnelle reconnue en lien avec l'amiante puissent, comme les salariés, avoir accès à l'allocation de cessation anticipée des travailleurs victimes de l'amiante." 
Les syndicats demandent des précisions sur le dispositif législatif  "nous souhaiterions savoir quel sera le cheminement législatif que prendrait cette mesure : intégration dans un collectif budgétaire, discussion à l'automne 2014 dans le Projet de Loi concernant la Sécurité Sociale (PLSS) pour 2015, autre voie ?", en clair depuis 2005 et la destruction du site, la reconnaissance du statut de victimes de l'amiante aura mis beaucoup de temps à être acté par l'Etat et il faudrait encore attendre pour arriver à du concret.

Les syndicats réclament au plus vite une réunion avec Bercy pour régler définitivement le dossier.

Enfin une reconnaissance ?

Cette reconnaissance permettrait à quelques-uns des 1 800 agents des services des ministères des Affaires étrangères et de l'Économie qui y ont travaillé entre 1972 et 1993, d’avoir droit, entre autres, à un régime de pré-retraite spécifique. Nombre d’entre eux ont développé des cancers après avoir travaillé dans les bureaux au flocage d’amiante du Tripode.

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