Montluçon : Dunlop envisage une rupture conventionnelle collective pour supprimer 90 emplois

Mardi 20 février, la direction de Dunlop et les syndicats ont échangé lors d’une deuxième réunion de négociation. Début janvier, le groupe avait annoncé la suppression de 90 emplois sur le site de Montluçon, dans l’Allier.

Un mois après l’annonce de restructuration des effectifs, la nouvelle ne passe toujours pas pour les syndicats du site Dunlop, situé à Montluçon dans l’Allier. La direction du groupe Goodyear souhaiterait mettre en place un plan de départ volontaire, en s’appuyant sur la rupture conventionnelle collective. Il s’agit d’une mesure phare des ordonnances Macron qui permet de négocier la fin d’un contrat de travail sans que l’une des parties ne s’impose à l’autre. 90 CDI seraient ainsi amenés à être supprimés, de même qu’une équipe planifiée le week-end.

« Pendant cette seconde réunion, la direction a tenté de temporiser avec des annonces concernant les primes de départ » raconte David Guillaume, représentant CGT Dunlop. Selon le syndicat, ces primes pourraient varier entre 5000 et 30 000 euros en fonction de l’ancienneté. « C’est bien en dessous des moyens de Goodyear, commente le représentant. Les primes de départ étaient bien plus élevées sur le site d’Amiens ». Mais l’inquiétude des syndicats concerne surtout "ceux qui restent" :  « Avec une équipe de week-end rapatriée en semaine et les suppressions de postes, la charge de travail va être difficile à supporter pour les salariés, car le rythme de production restera le même ».

Des négociations jusqu'en avril 2018


Dans un communiqué, la direction précise que « ce projet comporte notamment un ajustement des effectifs exclusivement basé sur un dispositif de départs volontaires.  Les mesures d’accompagnement de ce projet ont été présentées. Ce projet doit permettre une amélioration de la performance opérationnelle du site ». Et d’ajouter : «  Les prochaines réunions avec les organisations syndicales devraient se tenir début mars 2018

De leur côté, les syndicats tiendront une assemblée générale avec les 650 employés du site le 28 février prochain « afin d’étudier les voies alternatives possibles » et montrer « qu’aucun changement ne peut se faire sans l’adhésion des salariés ».