Après son match nul face à Bayonne, le FC Grenoble rugby toujours incertain sur son maintien en Top 14

Contrairement aux apparences, Julien Caminati et le FCG ne peuvent pas encore souffler : le maintien n'est toujours pas mathématiquement assuré. / © AFP
Contrairement aux apparences, Julien Caminati et le FCG ne peuvent pas encore souffler : le maintien n'est toujours pas mathématiquement assuré. / © AFP

Les Grenoblois devaient impérativement l'emporter pour assurer leur maintien dans l'élite du rugby. Las, au terme d'une rencontre riche en suspens, ils ont concédé le match nul face à Bayonne (21-21), dans les toutes dernières secondes. Le FCG est donc toujours en lutte pour son maintien en Top 14.

Par France 3 Alpes

En cette période post-électorale, il y a des expressions qui parlent. Même dans le monde du rugby. Alors disons que le FCG est désormais en position de ballottage favorable pour assurer son maintien en Top 14. A défaut d'avoir définitivement sauvé sa peau dans l'élite de l'ovalie, ce samedi 19 avril au soir.

En ce samedi pascal, les hommes de Fabrice Landreau recevaient en effet Bayonne au Stade Lesdiguières. Un stade plus que jamais sous haute tension. D'abord parce que la rencontre était riche en enjeux. Ensuite parce ce qu'elle s'est montrée dense en suspens. Un vrai match de la peur!

Marvin O'Connor, l'ex qui fait mal


D'abord largement en tête, 13-0 peu avant la mi-temps, les "Rouges et Bleus" de Grenoble sont ensuite passés par toutes les couleurs. Et ont même failli broyer du noir. La faute, notamment, à un ancien de la maison. Il paraît qu'on est jamais aussi bien malmenés que par les siens ! Ce n'est pas Marvin O’Connor, passé par Grenoble entre 2009 et 2011, qui fera mentir le proverbe.

Auteur d'un premier essai, signe d'un début de révolte pour Bayonne, à la fin de la première mi-temps (36e), l'ex-Isérois, devenu Basque, a poursuivi son oeuvre destructrice pour Grenoble, avec un doublé qui a même permis à son équipe de passer devant au score, peu avant l’heure de jeu (55e). Dur, mais conforme à la loi du sport. 

A 20 petites secondes de la fin...


D'autant plus dur, en fait, qu'entre ces sales minutes et la fin de la rencontre, Grenoble est quand même parvenue à reprendre les devants. Mais alors qu’ils avaient la possession du ballon, les hommes de Fabrice Landreau se sont mis à la faute, à 20 petites secondes de la fin de la rencontre. Il n'en fallait pas plus pour que Martin Bustos Moyano, déja auteur d'une pénalité décisive à la 47e, transforme une nouvelle pénalité synonyme de match nul (21-21) et donc d'incertitudes pour le FCG désormais crédité de 53 points, trois de plus que ses principaux rivaux.  

Malgré cette déconvenue, le FCG n'est pas pour autant en situation critique. Certes, les doutes persistent. Mais pour être relégués, Grenoble devra voir chacun de ses trois poursuivants s'imposer. Un scénario peu probable quand on sait que Perpignan (12e) se déplacera à Clermont (3e), qu'Oyonnax (13e) ira jouer à Brives (9e) et que Bayonne (11e) recevra Castres (5e).

Une victoire à Toulouse pour le panache?


Un scénario qui pourrait même être encore plus simple, encore plus clair, si les Grenoblois venaient à s'imposer à Toulouse (6e), le 3 mai prochain. Cela défierait les pronostics. Et cela permettrait au FCG de finir, avec panache, une saison qui les a vus tutoyer les sommets avant de sombrer peu à peu dans les profondeurs du classement ! 

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