VIDÉOS. Des religieuses se mobilisent pour la reprise du chantier du centre religieux de Saint-Pierre-de-Colombier

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Depuis 2018, le projet de construction d'un grand centre religieux catholique à Saint-Pierre-de-Colombier, en Ardèche, fait polémique. Ce lundi 14 octobre, les militants écologistes se sont farouchement opposés aux religieuses formées en chaine humaine pour protéger la réalisation des travaux.

D'un côté le collectif écologique Les Amis de la Bourges, de l'autre, des religieuses. Les uns se battent pour l'arrêt du chantier de construction du complexe religieux à Saint-Pierre-de-Colombier, tandis que les autres tentent de protéger sa réalisation. Ils étaient tous réunis pour une nouvelle action ce lundi 14 octobre. 

Le projet de construction entamé en 2018 dans la vallée de la Bourges, en Ardèche, provoque des remous encore aujourd'hui.

Dès 8 heures, des échanges violents 

La manifestation a débuté tôt ce matin. Impossible pour les militants de pénétrer l'enceinte du site, fortifiée de barrières, elles-mêmes gardées par des religieuses arrivées dans la nuit. Certains ont tout de même réussi à se faufiler sur le chantier et des heurts violents ont alors commencé.  

Dès huit heures, militants écologistes et religieuses en sont venus aux mains. Ces altercations violentes ont duré près d'une heure.

 

"Je ne m'attendais pas à ça", a exprimé Sylvain Hérenguel, co-président de l'association pour l'avenir de la vallée de la Bourges "Je m’attendais à ce que les religieuses soient un peu raisonnables pour l’ordre public. Le problème, c’est que les religieux ont décidé de passer à la violence. Moi, j'ai été pris à partie 3 fois par cinq personnes, qui m’ont arraché, qui ont voulu me mettre dehors. Là, ils ont décidé de protéger le chantier par leurs actes et leur corps", a-t-il ajouté.  

Le calme est ensuite revenu. Pour autant, les religieuses continuent d'encercler, sur la base d'une chaîne humaine, la tractopelle censée réaliser les travaux. Et armées de leur voix, c'est en chantant qu'elles protègent le véhicule, afin que les travaux se poursuivent. Une dizaine de membres des forces de l'ordre sont présents sur le chantier. 

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Les religieuses continuent de chanter, enchaînées, pendant que les militants tentent de les arrêter. ©FTV

Empêcher la destruction d'une plante rare 

"Il y a du reseda de jacquin constaté par l’Office français de la biodiversité [ndlr : en mai dernier]. Et ce n’est pas dans l’étude environnementale dont le Préfet s’est appuyé pour faire reprendre le chantier. Ils n’ont pas d’autorisation pour détruire des habitats despèces protégées", dénonce le responsable des Ami.es de la Bourges. Les grillages installés par ne suffisent pas selon lui à endiguer le problème.  

"On veut défendre des terres agricoles qui pourraient servir aux générations futures. Il faut remettre les choses à plat et faire respecter le droit environnemental", conclut Sylvain Herenguel, qui ne perd pas espoir de voir ses actions payer. 

Avec son association, il a déposé plainte mercredi 11 octobre. De manière générale, les opposants redoutent la détérioration du site en bordure de rivière et les nuisances générées par l'arrivée massive des pèlerins. 

Les manifestations s'enchaînent depuis 4 ans 

Une réunion organisée par la préfète avec les différentes parties du projet est prévue ce jeudi 19 octobre. Les opposants présents sur le site avaient prévenu : ils se réservaient le droit d'intervenir à nouveau si le chantier était amené à reprendre d'ici jeudi. 

Les manifestations contre cette construction n'ont cessé de s'organiser ces dernières années. En juin 2020, une ZAD avait commencé à s'installer et suite à la forte mobilisation contre le projet, l'État avait fait stopper le chantier en octobre 2020.

Les travaux avaient alors repris fin 2022. Jeudi dernier, deux femmes s'étaient enchaînées à l'aide d'un arm-lock à la pelleteuse du chantier

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