INSOLITE. Cantal : 600 000 abeilles installées sur le toit de la cathédrale de Saint-Flour

Le miel récolté servira à la restauration d'oeuvres d'art de la cathédrale de Saint-Flour dans le Cantal. / © APAIMAGES/MAXPPP
Le miel récolté servira à la restauration d'oeuvres d'art de la cathédrale de Saint-Flour dans le Cantal. / © APAIMAGES/MAXPPP

Depuis le début du mois de septembre, des ruches d’abeilles ont été installées sur le toit de la cathédrale de Saint-Flour, dans le Cantal. Le miel récolté sera vendu au profit de la restauration d’œuvres d’art de l’édifice.
 

Par Catherine Lopes

« 600 000 paroissiennes supplémentaires » c’est ainsi que le recteur de la cathédrale de Saint-Flour, dans le Cantal, évoque les abeilles placées sur le toit de l’édifice. Après un premier essai concluant avec 3 ruches placées sur la terrasse du toit, ce sont au total 10 ruches qui ont été installées. Philippe Boyer, recteur de la cathédrale Saint-Pierre de Saint-Flour, raconte la genèse du projet : « J’ai eu cette idée il y a quelques années. J’en ai fait la demande auprès des architectes des bâtiments de France. Nous avons finalement reçu l’autorisation. Je trouvais la dimension écologique intéressante. Et puis comme cela les abeilles pourront butiner chez les croyants et les non croyants ».

Au profit de la restauration d'oeuvres d'art

Le miel sera récolté par Jérôme Letellier, un apiculteur. Il sera ensuite vendu pour financer la restauration d’œuvres d’art de la cathédrale. Le père Philippe Boyer a même procédé à la bénédiction des abeilles début septembre. Il souligne : « Certains paroissiens sont un peu surpris. D’autres trouvent cela sympa. Ils apprécient le message écologique. Cela donne une image d’une Eglise verte, qui s’engage pour la protection de la nature. Il ne faut pas non plus oublier que l’abeille a une grande place dans la tradition biblique, comme avec Saint-François ou Saint-Jean-Baptiste. Et puis les abeilles c’est une communauté réussie, une civilisation matriarcale avec une reine qui commande ».

Produire un miel de montagne

L’apiculteur va s’occuper des ruches et en extraire le miel. Installé à Loubaresse, dans le Cantal, il affirme : « L’hiver, je serai un peu tranquille. Mais à partir du mois de mars, je devrai aller les voir régulièrement, c’est-à-dire au moins une fois tous les 9 à 10 jours. Je vérifierai comment les abeilles se développent ». Il ajoute : « Je vais produire un miel rurbain, mais un miel de montagne malgré tout. Avec cet endroit, les abeilles auront vite accès à la campagne, ainsi qu’aux fleurs des parcs et jardins de la ville. Il faut savoir qu’une abeille peut se déplacer dans un rayon de 3 km ».
Cette installation un peu insolite de ruches n’est pas inédite : en effet, des apiculteurs ont mis des ruches sur le toit du Grand Palais ou de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

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