Coronavirus en Italie : les pays voisins prennent des mesures de précaution, sans fermer complètement les frontières

Les pays frontaliers de l'Italie prennent des mesures pour limiter la multiplication de cas de coronavirus sur leur territoire. Les liaisons aériennes et ferroviaires se raréfient, mais pas de fermeture totale des frontières à l'ordre du jour.

Des passagers à l'aéroport de Milan (Italie)
Des passagers à l'aéroport de Milan (Italie) © CRÉDITPIERO CRUCIATTI / AFP
France, Suisse, Autriche, Slovénie... Malgré quelques restrictions, les pays frontaliers de l'Italie ont laissé les voyageurs aller et venir suite aux mesures drastiques de confinement visant à limiter la progression du coronavirus au sud des Alpes.

Côté suisse, une interdiction a été émise : seules sont autorisées à passer les quelque 60 000 Italiens s'y rendant quotidiennement pour y travailler. Dimanche 8 mars, le canton de Tessin a demandé aux entreprises helvétiques de faire venir uniquement les travailleurs essentiels à la poursuite de leur activité.
 
"Typiquement, les voyages professionnels sont maintenus" a aussi déclaré dimanche à la télévision LCI le secrétaire d'Etat français aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Mais il a recommandé le "report de voyage quand cela est possible", notamment les "voyages de loisirs".

En Autriche, la région du Tyrol a annoncé la mise en place de deux équipes sanitaires mobiles qui relèveront ponctuellement la température de voyageurs en provenance d'Italie à partir de mardi. Cette mesure concerne trois postes frontière : Brenner, Sillian et Reschenpass.
 
Les contrôles auront lieu sur la route et l'autoroute. Ils concerneront également les personnes voyageant en train. Le Tyrol est voisin de l'Italie et le passage du Brenner constitue l'un des points névralgiques de liaison par les Alpes entre le sud et le nord de l'Europe.

Il est important d'introduire des mesures "pour contenir le virus dans notre société, mais il faut le faire au moment adéquat et avec le bon dosage", a indiqué le chancelier autrichien Sebastian Kurz. Interrogé dimanche par la télévision publique autrichienne ORF sur l'épidémie, il se voulait rassurant.

 

Liaisons suspendues


Si les frontières nord de l'Italie restent ouvertes pour l'instant, malgré quelques entraves, les liaisons aériennes et ferroviaires ferment les unes après les autres. Milan, Bologne, Venise, Vérone, Trevise, Bergame... Ces destinations touristiques ont été abandonnées faute de clients depuis vendredi par l'une ou l'autre de ces quatre compagnies européennes d'aviation : Austrian Airlines, Wizzair, la LOT et airBaltic.

Les chemins de fer autrichiens mettent un terme à leur offre en train de nuit vers Venise et Milan ce lundi, leurs homologues suisses supprimant pour leur part dimanche la liaison  entre Locarno et Domodossola, en Italie. Une ligne de bus entre la ville autrichienne de Klagenfurt (sud) et Venise a également été suspendue vendredi.

Le gouvernement italien a ordonné dimanche la mise en quarantaine d'un quart de la population vivant dans un large territoire du nord du pays qui s'étend de Milan à Venise et la fermeture dans tout le pays des cinémas, théâtres, discothèques et musées pour endiguer le coronavirus. L'Italie a enregistré 133 décès en 24 heures.

 
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