Critérium du Dauphiné : les Auvergnats Alaphilippe et Bardet se mesurent à Froome

Julian Alaphilippe et Romain Bardet lors du Critérium de Marcolès, le 8 août 2018, dans le Cantal / © C. Darneuville / France 3 Auvergne
Julian Alaphilippe et Romain Bardet lors du Critérium de Marcolès, le 8 août 2018, dans le Cantal / © C. Darneuville / France 3 Auvergne

Des Alpes bleues ? Les trois coureurs français les plus en vue, Julian Alaphilippe, Romain Bardet et Thibaut Pinot, se mesurent dès dimanche 9 juin, au Britannique Chris Froome et aux autres prétendants du Tour dans le Critérium du Dauphiné, qui privilégie cette année la moyenne montagne.
 

Par AFP

Répétition habituelle du Tour de France, l'épreuve du Critérium du Dauphiné organisée par ASO délaisse cette fois les grandes ascensions. Le col le plus haut est le puy Mary, à moins de 1600 mètres, dès la première étape qui part dimanche 9 juin d'Aurillac.

Mais le parcours, densifié, s'annonce difficile jusqu'à l'arrivée huit jours plus tard dans la station suisse de Champéry. Assez pour attirer la plupart des candidats au podium du Tour, à l'exemple de Froome qui, en cas de quatrième succès, deviendrait le seul détenteur du record des victoires dans le Dauphiné.
"C'est difficile de dire quel est mon niveau", annonce le quadruple vainqueur du Tour, puissamment épaulé (Kwiatkowski, Poels, Moscon, van Baarle) au départ d'Aurillac. "Je n'ai pas couru récemment (dernière course, le Tour du Yorkshire, 5 mai) mais j'aimerais bien me battre pour la victoire finale. Je pense que c'est un très bon parcours, bien équilibré", estime-t-il.
Si la course ne présente que deux arrivées au sommet, les deux derniers jours, elle comporte un "chrono" de 26,1 kilomètres, mercredi à Roanne, sur une distance équivalente au contre-la-montre du prochain Tour. A l'avantage de Froome et de l'Australien Richie Porte, passé près de la victoire finale voici deux ans.

"La dernière répétition avant le Tour"


Le spécialiste de la discipline, Tom Dumoulin, se situe seulement en phase de reprise après son abandon du Giro. Le Néerlandais, deuxième du Tour l'an passé, attend surtout du Dauphiné d'être rassuré quant à l'état de son genou (problème de cartilage). Sans viser à rivaliser avec les candidats naturels au podium que sont le Britannique Adam Yates, le Danois Jakob Fuglsang (vainqueur en 2017), le Colombien Nairo Quintana, l'Irlandais Dan Martin, le Néerlandais Steven Kruijswijk ou encore Pinot et Bardet.

Alaphilippe affirme viser d'abord une étape pour sa course de rentrée, dans ce qu'il dit être "la dernière répétition avant le Tour". Il dispose d'un terrain à ses mesures, dans les étapes souvent bosselées hormis deux arrivées favorables aux sprinteurs engagés (S. Bennett, Bouhanni, Colbrelli, Cort, Greipel, Hodeg, Impey, Venturini) mardi et jeudi. Mais la principale difficulté, programmée samedi à l'arrivée aux Sept-Laux (19 km à 6,9 %), rend l'avantage aux grimpeurs.
C'est là que pourront s'étalonner Froome, en retrait depuis le début de saison, et ses adversaires. Tous savent qu'à cinq reprises lors des sept dernières éditions, le vainqueur du Dauphiné a gagné ensuite le Tour.

Les deux Français les plus attendus au Tour ont eu des approches différentes. Bardet, qui n'a plus couru depuis fin avril, retrouve en début de semaine les routes de sa région d'Auvergne. Pinot, qui revient après une parenthèse de trois ans, s'est octroyé "de la sérénité" en enlevant récemment le Tour de l'Ain.
"Je compte être à l'attaque, prendre les devants et courir de manière offensive, annonce-t-il. J'ai envie de lever les bras. Si je remplis cette partie, le classement général en découlera de manière naturelle".

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