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Les CRS délogent les surveillants de prison à Riom et Moulins

Le blocage des prisons se poursuit. Les personnels ont bloqué les accès des sites de Riom (63) et Moulins (03), mardi 23 janvier, en ce 9ème jour de mobilisation. Ils ont été évacués, sans heurt, par les CRS. 



La mobilisation des gardiens de prison, mardi 23 janvier, à la prison de Moulins.
La mobilisation des gardiens de prison, mardi 23 janvier, à la prison de Moulins. © S.Vinot/France 3 Auvergne
Le blocage des prisons se poursuit. Mardi 23 janvier, c'est la 9ème journée de mobilisation. En Auvergne, les établissements pénitentiaires de Riom et Moulins sont toujours bloqués. Les mobilisations se poursuivent également mais sans blocage à Montluçon, le Puy-en-Velay et Aurillac.

A Moulins dans l’Allier, vers 6 heures, les gardiens ont bloqué la route et les accès à la prison. Ils étaient pratiquement une centaine. Vers 8 heures, des CRS venus de Grenoble sont intervenus. Ils ont délogé les personnels qui bloquaient l'accès au site. Les gardiens ont été évacués en une demi-heure sans brutalité. Ils n’ont pas repris leur poste et ont choisi de rester sur le bord de la route. Les forces de l'ordre sont restées sur place.

A Riom dans le Puy-de-Dôme, les CRS sont intervenus, mardi à 6h30, pour débloquer les accès au centre de détention. Malgré cette intervention, le centre est toujours bloqué. Une centaine d'agents est restée devant les portes. Les équipes de nuit sont, elles, à l'intérieur. Les parloirs et les extractions ont été suspendus.

Selon la Direction de l’administration pénitentiaire, au total, 130 des 188 prisons françaises ont été touchées à des degrés divers par le mouvement. Les questions de sécurité, d’emploi et de rémunération sont toujours au cœur des revendications. 

Les syndicats de surveillants continuent de mettre la pression sur le gouvernement. Ils comptent faire entendre leurs revendications. Ils ont de nouveau rencontré Nicole Belloubet la garde des sceaux, mardi 23 janvier, dans l'après-midi. Les négociations n'ont pas abouti entre les représentants syndicaux et la ministre de justice. La grève va donc se poursuivre. 
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