Décès de Michel Rocard : réactions de la classe politique auvergnate

L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, théoricien de la deuxième gauche, est décédé samedi à l'âge de 85 ans dans un hôpital parisien. Plusieurs membres de la classe politique auvergnate ont réagi à cette nouvelle.

Sur Twitter, plusieurs personnalités politiques d'Auvergne ont rendu hommage à Michel Rocard décédé le samedi 2 juillet. L'ancien président de la région Auvergne et ancien ministre de l'agriculture René Souchon s'est dit "très affecté" par la mort de l'ancien premier ministre socialiste.


Olivier Bianchi, le maire de Clermont-Ferrand, a indiqué : "la gauche française perd une de ses figures".

L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, théoricien de la deuxième gauche, est décédé samedi à l'âge de 85 ans dans un hôpital parisien. Le maire de Clermont-Ferrand a réagi à cette nouvelle.
Alain Calmette, député du Cantal, a qualifié Michel Rocard d'"homme d'Etat, une référence". Christophe Pommeray, conseiller municipal de Vichy a parlé d'un "humaniste, pédagogue, exemplaire". Christine Pirès Beaune, députée de la 2ème circonscription du Puy-de-Dôme, a tweeté que le théoricien de la deuxième gauche "a marqué la vie politique et la vie du Part socialiste".

 

Michel Rocard en bref :
Michel Rocard est né à Courbevoie, près de Paris, le 23 août 1930 dans une famille de la bourgeoisie, catholique par son père - un des scientifiques à l'origine de la bombe atomique française -, protestant par sa mère.

Socialiste réformiste, Michel Rocard a été Premier ministre de 1988 à 1991 de François Mitterrand, avec lequel il a toujours eu des relations conflictuelles, avant de diriger le PS en 1993 et 1994. 

Père de la "deuxième gauche", il entendait incarner une vision rénovée de la gauche, prenant en compte "les contraintes de l'économie mondialisée" sans "renoncer aux ambitions sociales".

De son passage chez les scouts, il reçoit un surnom qui le suivra toute sa vie : "Hamster érudit". Licencié des lettres, diplômé de Sciences-Po et du Centre d'études des programmes économiques (CEPE), il sort en 1958 de l'Ecole nationale d'administration (ENA), où il côtoie Jacques Chirac, et rejoint l'Inspection des finances.

Hostile à la guerre d'Algérie, il devient patron du PSU (Parti socialiste unifié) en 1967 qu'il dirige jusqu'en 1973 et qui sera un "laboratoire d'idées" pour la gauche. En mai 68, il s'oppose à la tendance "dure" du PSU et parvient à faire condamner le recours à la violence.

Il obtient 3,6% des suffrages à l'élection présidentielle de 1969 et devient député des Yvelines, puis maire (1977-94) de Conflans-Sainte-Honorine. Il sera réélu député plusieurs fois.

En 1980, il annonce sa candidature à la candidature du PS pour la présidentielle de 1981 mais doit s'effacer devant François Mitterrand. Une fois la gauche au pouvoir, il est nommé ministre d'Etat, ministre du Plan et de l'Aménagement du Territoire (1981-83), de l'Agriculture (1983) dont il démissionne en avril 1985, en pleine nuit, pour marquer son hostilité à la proportionnelle pour les législatives de 1986.

A Matignon en 1988, il pratique l'ouverture, ramène la paix en Nouvelle-Calédonie et instaure le RMI. En mai 1991, François Mitterrand lui demande de démissionner. En 1993, il devient premier secrétaire du PS (jusqu'en 94). Mais, à nouveau, il ne parvient pas à se mettre en position favorable pour représenter le parti à la présidentielle de 1995. 

Il a été ensuite parlementaire européen (1994-2009), sénateur socialiste des Yvelines (1995-97), ambassadeur chargé de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique (depuis 2009), co-président (avec Alain Juppé) de la Commission sur le grand emprunt, sur décision du président Nicolas Sarkozy.

En 2007, il a été victime d'une grave hémorragie cérébrale lors d'un voyage en Inde. Plus récemment, en mars 2012, en visite à Stockholm, il avait dû être hospitalisé cinq jours, après un malaise qui conduisirent les médecins suédois à résorber un caillot sur la partie droite du cerveau.
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