La Frapna de la Drôme s’alarme des effets de la sécheresse sur les cours d’eau

Publié le
Écrit par Ana K.

La Frapna de la Drôme demande à la préfecture de déclarer l’état de crise. Dans un arrêté du 31 mai, la préfecture avait déjà annoncé que le département était en "situation d'alerte renforcée". Pour l'association de défense de l'environnement c'est insuffisant face à la sécheresse qui sévit.

Des rives craquelées et un niveau d'eau plus bas que les autres années à la même période, le constat que font les membres de la Frapna de la Drôme est inquiétant. 

Chaleur et absence de pluies ont provoqué une sécheresse exceptionnelle. Face à cette situation l’association de défense de l’environnement demande aux services de l’État de réagir.

L'arrêté préfectoral du 31 mai a déclaré la “situation d’alerte renforcée”. « C’est insuffisant au regard des règles fixées pour le déclenchement de ce type de mesures», estime la Frapna Drôme. Elle précise qu’un tel état de sécheresse n’est atteint qu’une fois tous les 20 ans. 

Des restrictions supplémentaires 

Le débit de la Drôme observé à Saillans est alarmant selon les membres de l'association environnementale. "C’est une situation de crise qui aurait dû être déclarée dès le 12 juin afin d’imposer une restriction supplémentaire des prélèvements agricoles, domestiques et industriels." 

Pour François Dols, administrateur de la Frapna 26, "les mesures à Saillans sont très représentatives de la situation générale et que d’autres mesures dans d’autres cours d’eau comme la Galaure et l’Herbasse dans le Nord-Drôme, ou le Roubion et la Jabron pour le Sud, sont de nature à inquiéter."

La Frapna s’alarme d’autant plus que la saison touristique débute et va faire accroitre la population du département.

Limiter les prélèvements en urgence

Pour l’association, il est donc urgent  de passer au niveau d’alerte supérieure et de limiter encore plus les prélèvements.

Une décision qui tarde car les services de l’État consulter le comité eau, composé des professionnels de l’agriculture, des gestionnaires des réseaux d’eau potable, de la DDT et de l’Agence régionale de santé ainsi que des défenseurs de l’environnement (Frapna et Fédération de pêche). 

L'association s'impatiente et  demande des garanties sur le contrôle de l’application des mesures de restriction.