Magnétisme. A 60 ans, elle se découvre le don de soulager les douleurs

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Écrit par Yannick Kusy (@yannkusy) Propos recueillis par Alain Fauritte

Rencontre avec un autre monde. Celui des énergies et de la faculté de soulager les autres par le simple don de son temps. On peut y croire, ou pas. C'est en tout cas comme cela que Catherine Tracol, dont le parcours est à l'opposé de ces pratiques, définit le don qu'elle s'est découvert dans la Drôme. Rencontre pleine d'ondes positives dans "Vous êtes formidables" sur France3

De formation scientifique et issue d’un milieu très cartésien, cette cheffe d’entreprise s’est pourtant découvert, il y a environ un an, des talents de magnétisme. Une capacité très particulière à guérir les douleurs. Ce qui a littéralement bouleversé sa vie. Catherine Tracol dirige une miroiterie à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme.

Deux baccalauréats

Née à Lyon, Catherine a mené de brillantes études. Elle a obtenu deux bacs. Un bac « mathématiques » et un autre « scientifique », avec mention. Rarissime. « Je le dois sans doute à quelques prédispositions, des facilités et aussi, plus certainement, à beaucoup de travail.»  Elle enchaîne alors tout naturellement par des classes préparatoires aux grandes écoles, telles que « maths sup » et « maths spé ». Acceptée en école d’ingénieur, elle refuse et se tourne vers médecine. Il n’y restera que deux ans. Prise en 3ème année, elle renonce. « J’avais 14 ans en 1975 et, bien qu’émancipée par mes parents, j’étais en décalage avec les autres étudiants, qui avait entre 20 et 25 ans. Tout devient compliqué. On est pas prêt à ça.» Trop éloignée de sa famille, Catherine, qui voulait devenir chirurgienne, abandonne.

Une éducation très stricte

Elle rejoint alors l’entreprise familiale, spécialisée dans les moustiquaires, basée à Etoile-sur-Rhône, dans la Drôme. « Je dirais que j’ai été managée, voire dressée par ma maman, qui était à la fois chef de famille et chef d’entreprise. C’était une éducation très serrée. Aujourd’hui, j’en vois les bénéfices » analyse-t-elle. « Il y avait le côté éducatif mais aussi le sens des responsabilités. ». Elle s’échappera de sa « lignée familiale » en se mettant à son compte en 1980.

Elle crée son entreprise

C’est donc dans le monde de la miroiterie qu’elle va mener sa carrière, avec un goût prononcé pour l’artistique. « Au-delà de la production normale de miroirs basiques, je fais de la déco et des créations. Je suis du signe du verseau. C’est le signe de la liberté, de la création », commente-t-elle. « C’est déjà une complémentarité entre le côté cartésien de la gestion, et le besoin de s’évader, de laisser libre cours à son envie… ». Fabriquer des miroirs nécessite de la méthode. « Il faut une logique dans ce que l’on fait, sinon le produit n’est pas beau. Et un miroir, ça ne pardonne jamais. »

Catherine insiste sur l’idée de transmission. Ses propres parents avaient hérité de l’entreprise créée par ses grands-parents, dans la même commune drômoise. « Le fait que je souhaite, moi-même, transmettre mon entreprise est un peu dans la même lignée. Transmettre son savoir pour qu’il y ait un après. On n’a pas fait tout ça pour rien, et il faut que, derrière, l’histoire continue. »

A 60 ans, elle découvre le magnétisme

Sauf que l’histoire, un jour de janvier, se met soudainement à bifurquer d’un chemin qui semblait tout tracé. Elle décide de participer à un « stage de magnétisme » chez une amie, histoire de sortir de son quotidien laborieux. « C’était un morceau choisi de ma vie. J’ai eu 60 ans en février 2021. Quand on atteint un certain âge, on a tout et on ne sait plus quoi s’offrir. J’ai décidé, pour marquer le coup, de m’offrir ce stage » Un choix qu’elle justifie. « J’ai envie d’être moins bête le soir en me couchant, que le matin en me levant. Je suis cartésienne. Même si on ne peut pas m’embobiner avec n’importe quoi, je reste très ouverte. Cela a été comme un défi personnel. Tous les jours, je suis curieuse de savoir où sont mes limites

J’ai senti que mes mains s’ouvraient. Un rayon passait et je n’avais qu’à passer mes mains

Cette curiosité sera récompensée au cours d’une soirée, dans ce stage réunissant huit femmes. Catherine est invitée à tenter un exercice. Magnétiser une feuille de papier. « Quand notre charmante formatrice nous a dit de prendre cette feuille, j’étais à l’arrière du groupe. J’ai observé les autres. J’ai posé mes deux mains, et mes yeux se sont fermés instantanément. Je ne saurais pas vous dire pourquoi. » Elle revit l’instant, souffle. « J’ai senti que mes mains s’ouvraient. Un rayon passait et je n’avais qu’à passer mes mains tel un scan sur la page. »

Il se passe quelque chose en soi que l’on n’arrive pas à décrire

Ce jour-là, Catherine Tracol a donc magnétisé une feuille de papier. Pour l’expliquer, elle cherche ses mots. « Le ressenti a été un mélange de frisson, des fourmillements, un chaud et froid.. » Elle n’a pas eu peur. « J’y suis allée comme à un examen du permis de conduire. Je n’avais jamais conduit de ma vie et j’ai essayé franco. J’y suis allée « brut de décoffrage » et le ressenti est formidable, très fort. Il se passe quelque chose en soi que l’on n’arrive pas à décrire.» Autour d’elle, tout le monde n’a pas la même réaction. « Le côté puissance a été monstrueux par rapport aux autres » explique Catherine.

Soulager les douleurs

Peu de temps sépare cette découverte de la suivante. Catherine va très vite se savoir capable de guérir les douleurs des autres. « On a fait, à nouveau, une sorte de scan. En scannant une personne, on ressent différents points, où c’est froid, ou bien cela vibre un peu, ou cela démange. On peut ainsi savoir si quelqu’un avait eu des entorses, des maux divers… » D’emblée, elle saura identifier ces douleurs. « C’est un ressenti très fort. Automatique. »

Dans la lignée des fameux « coupeurs de feu », qui proposent ce même type de pratique, Catherine évoque la notion de « soulager » les gens, sans utiliser le terme « guérir ». Elle sait que les croyances sont très diverses autour de ces techniques. « Chacun a sa méthode et son ressenti. Ce qui compte, c’est le résultat. On soulage une personne. Parfois on rend son sommeil à quelqu’un… On élimine le problème progressivement. Le corps de la personne prend le relais. On est simplement là pour faire le prompteur. »

Catherine Tracol est, indéniablement, convaincue de son pouvoir de magnétiseuse. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. On pense évidemment à un effet placebo. « Lorsqu’on arrive à faire passer une entorse bien noire, et que, en trois jours, la personne remarche sans souci, ce n’est pas un effet placebo », rétorque-t-elle.

Quand on donne de son temps, c’est de l’amour que l’on envoie

Alors comment expliquer ce phénomène ? « Je dirais que c’est un peu comme le fonctionnement des fours à micro-ondes. Il n’y a pas de flamme, et pourtant… il y a bien du feu. La technique pour soulager consiste d’abord à envoyer quelque chose de très doux, c’est-à-dire un amour inconditionnel. Quand on donne de son temps, c’est de l’amour que l’on envoie. Le temps, on ne peut pas le récupérer. C’est un don. » Elle va plus loin. « Ce n’est pas mon énergie que j’envoie. C’est celle que je capte dans l’univers. Celle qui monte de la terre, que je canalise. Et le feu arrive sur la personne. »

Elle soigne à distance

Catherine Tracol a sans doute désormais un nouveau destin. Offrir un soulagement aux autres est, à priori, plutôt valorisant. « Ce qui est le plus gratifiant, c’est de se dire que je laisse une trace. Je laisse quelque chose de beau. Je donne mon temps et il faut que la personne le reçoive comme tel, et je vais lui faire du bien. A condition qu’elle accepte le soin. » Car il n’est pas question d’imposer son don à quiconque. « On pourrait le faire, car on est en attente. On sait que l’on peut soulager quelqu’un lorsque l’on voit qu’il souffre. Mais on demande toujours son accord. »

Catherine cumule aujourd’hui ce don avec sa vie professionnelle. « Les trois quarts du temps, je fais cela sur une photo, à distance », précise-t-elle. « J’ai la personne concernée au téléphone. Elle me dit de quoi elle souffre. Je raccroche et j’agis. Jusqu’à présent, je n’ai connu aucun échec.»

durée de la vidéo : 48sec
Catherine Tracol répond à la question "fort minable" ©france tv

De surcroît, notre interlocutrice explique qu’elle est également capable de soulager les animaux. « Je l’ai fait avec mon propre chat qui s’était abimé la patte lors d’une rixe dans la rue », explique-t-elle. « Au bout de deux jours de soins, il me repoussait avec sa patte. C’était bon. »

Catherine dit volontiers avoir vu ses pouvoirs évoluer, et sait désormais mieux les manipuler. Elle le raconte avec une précision déconcertante… « A force de le pratiquer, cela se développe à vitesse grand V. On travaille sur les méridiens. C’est comme pour une batterie, avec le + et le -. Après avoir envoyé de l’énergie, je ferme les yeux et j’ai un code blanc. C’est fini… »

Et vous, vous y croyez ?