Drôme : blocage de la prison de Valence après une agression à l'huile bouillante

Ce lundi 7 septembre, plusieurs dizaines de surveillants de la prison de Valence sont rassemblés devant l'établissement à 6 heures du matin. Une opération de blocage après l'agression à l'huile bouillante survenue le samedi 5 septembre. Deux surveillants et un détenu ont été brûlés.
© France 3 RA
Ils étaient jusqu'à 70 ce lundi matin, 7 septembre, rassemblés devant la prison de Valence, dans la Drôme. Le rassemblement devrait se terminer vers 10h. Vers 8 heures, ils étaient encore une quarantaine de membres du personnel sur place, devant l'entrée de la prison, selon Sylvain Royère, représentant du syndicat UFAP Unsa. Seuls les gardiens pouvaient entrer pour prendre leur service.
 
Les gardiens ont été appelés à se mobiliser ce matin pour protester contre leurs conditions de travail après une agression à l'huile bouillante survenue le week-end dernier. L'appel a été lancé par le syndicat du personnel pénitentiaire UFAP Unsa Justice de Valence. Le syndicat réclame notamment "le retrait immédiat de l'ensemble des bouteilles d'huile et des friteuses pour permettre de tels actes..." ainsi qu'une "fouille complète du Quartier Maison Centrale".

Aspergés d'huile bouillante...

Samedi midi, deux surveillants et un détenu auxiliaire qui servait le repas ont été aspergés d'huile bouillante par un autre prisonnier. A l'ouverture de la porte de sa cellule, un autre prisonnier a jeté le contenu d'une casserole d'huile bouillante sur son co-détenu, puis l'a lacéré avec un éclat de miroir. Le détenu, gravement brûlé, a été transporté à Lyon pour être hospitalisé. Il a été conduit par hélicoptère au CHU de Lyon, en urgence absolue selon Syndicat des détenu(e)s de France.

L'un des surveillants a été brûlé aux avant-bras et l'autre au visage. Ils ont été conduits à l'hôpital de Valence. Ils sont sortis dimanche mais sont encore très choqués, selon Sylvain Royère qui indique que ce type d'agression devient de plus en plus fréquent depuis 6 à 8 mois. Les deux surveillants touchés sont très expérimentés, a rappelé Sylvain Royère.
 
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