Nouvel incident avec des détenus à la prison de Valence

Ce lundi, des détenus de la partie maison d'arrêt de la prison de Valence ont refusé de réintégrer leurs cellules après la promenade. Ils sont montés sur les paniers de basket de la cour. Il a fallu faire intervenir les ERIS pour les faire descendre.

Ce lundi 11 septembre 2017, 11 heures, fin de la promenade à la prison de Valence. Une quinzaine de détenus refuse de rentrer en cellule.

Les motifs de cette rébellion sont confus. Les surveillants parviennent toutefois à faire rapidement entendre raison à une dizaine de détenus, qui regagnent finalement leurs cellules respectives. Mais cinq individus s'entêtent. Ils grimpent sur des paniers de basket de la cour de promenade, d'où le personnel pénitencier ne peut les déloger sans risques.

Selon nos confrères de France Bleu Drôme, les individus ont grimpé sous les applaudissements des autres détenus, assistants à la scène depuis les fenêtres des cellules. Face au refus d'obtempérer des cinq mutins, la maison d'arrêt doit faire appel aux Equipes Régionales d'Intervention et de Sécurité (ERIS). A 14H30, les individus sont neutralisés par les ERIS, intervenus à l'aide d'échelles, sans qu'on ne déplore de blessés.

Cet incident intervient dans une maison d'arrêt particulièrement difficile, où de graves évènements se sont multipliés ces derniers mois. Au mois d'août dernier, un drone s'était introduit dans la cour de promenade pour y délivrer un colis dont le contenu reste indétérminé. Et en fin d'année 2016, deux graves mutineries ont éclaté à quelques semaines d'intervalles, dont une entrainant un début d'incendie. Sans compter les projections quotidiennes autour de l'établissement, ou encore, la semaine dernière, un feu d'artifice improvisé aux abords du centre pénitentiaire. 

Sylvain Royère, Secrétaire Régional de l'UFAP UNSA Justice, rappelle que son syndicat demande le retrait des paniers de basket depuis 2015. Il demande également le transfert du détenu identifié comme meneur de cette rébellion. Mais plus largement, il dénonce une situation "devenue inacceptable", qui nécessite de nombreux travaux d'infrastructure (filets anti-projection, bardages) mais aussi "des effectifs supplémentaires pour assurer un minimum de sécurité".

Les mutins de ce lundi risquent jusqu'à 30 jours de quartier disciplinaire et éventuellement une sanction pénale. L'un des mutins devait sortir ce mercredi, sous surveillance électronique. Il vient de s'offrir une prolongation de son séjour en maison d'arrêt.