Agriculture et circuits courts en Auvergne-Rhône-Alpes : seriez-vous prêt à vous passer de tomates en hiver ?

La distribution de l'alimentation en circuit court a le vent en poupe. L'idée de se limiter aux aliments produits près de chez soi permet de participer à la transition écologique, et de soutenir l'économie locale. A condition d'accepter de modifier ses habitudes. 

Le circuit-court est en plein essor : des produits de saison, non-transformés et qui permettent de soutenir l'économie régionale
Le circuit-court est en plein essor : des produits de saison, non-transformés et qui permettent de soutenir l'économie régionale

La crise sanitaire et les mesures de confinement, ou de couvre-feu, ont sans doute accéléré le mouvement. Les consommateurs ont parfois dû se réorganiser pour acheter leurs produits alimentaires près de chez eux, auprès de structures plus modestes que les supermarchés.

Un désir d'améliorer sa santé, en consommant du frais pour booster son immunité, a pu également entraîner une hausse de la clientèle pour les producteurs en vente directe, comme les AMAP, dont c'est la spécialité. Le circuit court correspond à ces démarches.

En Auvergne Rhône Alpes, la part des achats de produits frais (légumes, fruits, pain, viande, etc..) achetée en circuit court est de 23% , soit supérieure à la moyenne nationale. 

Un principe vertueux à ne pas confondre avec d'autres notions :

Le "circuit court" correspond à une définition technique : selon notamment le ministère de l'agriculture, il s'agit d'un circuit de distribution dans lequel intervient au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur. 

- le "locavore" est typiquement un consommateur qui se donne pour règle de ne consommer que des aliments produits près de chez lui. Cette idée est née aux Etats-Unis dans les années... 60. Mais il ne se demande pas forcément d'où vient ce qu'il achète...

- le circuit-court n'est pas forcément synonyme de "bio", même si, de plus en plus souvent, les producteurs locaux sont sensibles à cette qualité de productiion et la mettent en avant.

Un seul intermédiaire entre le producteur et l'assiette du consommateur. Soit, par exemple, un primeur. Mais aucune transformation.
Un seul intermédiaire entre le producteur et l'assiette du consommateur. Soit, par exemple, un primeur. Mais aucune transformation.

Cette régle présente plusieurs changements majeurs : elle élimine les éventuelles transformations (ajout de sucres, de graisse, et autres conservateurs) , elle permet de sooutenir l'activité économique locale, et, au passage, elle contraint le consommateur à suivre les saisons. Oubliez les fruits exotiques ou les tomates en plein hiver. 

Et vous, qu'en pensez-vous ? Prêt à jouer le jeu et à changer votre alimentation, en respectant les saisons ?

Comme chaque jour de la semaine à 18h30, retrouvez votre émission quotidienne " On décode" sur France 3. Ce mercredi 24 février, nous aborderons ce thème avec nos invités.

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