En Haute-Loire les apiculteurs sont confrontés à une augmentation des vols de ruches

Les ruches sont devenues un bien précieux que certains n'hésitent plus à voler en très grand nombre. / © Gwendolina Duval - France 3 Auvergne
Les ruches sont devenues un bien précieux que certains n'hésitent plus à voler en très grand nombre. / © Gwendolina Duval - France 3 Auvergne

C'était une déconvenue imprévue au moment de la récolte. En Haute-Loire, un apiculteur a constaté le vol d'une cinquantaine de ruches. Ces vols de ruches sont de plus en plus courants, ils sont liés au prix important de la ruche et à une demande croissante sur le marché.
 

Par Cyrille Genet avec Gwendolina Duval

L'art de butiner fait des envieux, la précieuse travailleuse devient rare et le vol de ruche augmente chez les apiculteurs professionnels de Haute-Loire. Robert Coudert, président du Syndicat Apicole en a lui-même été victime il y a quelques années : "on assistait à des vols de 2 ou 3 ruches, ce qui est nouveau, c’est l’ampleur. Depuis cette année on assiste à des vols très importants".

Que ce soit pour profiter de la récolte de miel ou pour compenser la mortalité des essaims ou même juste pour la revente, c’est presque un marché noir de l'abeille qui ronge la filière du miel. Sa valeur marchande augmente et c'est là tout le problème. "Il faut savoir qu’une ruche en production, à l’heure actuelle c’est à peu près 250 euros" poursuit Robert Coudert. "Il y a des apiculteurs qui veulent avoir des abeilles et qui n’ont pas les moyens de les acheter, donc ils préfèrent les voler".

Entretenir chez soi une reine et ses travailleuses séduit de plus en plus les apiculteurs amateurs, une demande qui explose sur le marché et qui peut expliquer l'augmentation des vols. Pourtant le larcin d'abeilles est injustifié, voire inutile car il n'est pas difficile pour quiconque, armé d'un peu patience de créer ses propres essaims. "Tout apiculteur qui est formé ou qui a du moins une certaine base initiale peut facilement créer un essaim sans avoir besoin d’en acheter un ou surtout d’aller le voler" indique Renato Pellizaro, responsable du Groupement de Défense Sanitaire Apicole.
 


Pour se protéger des voleurs, des solutions, même si elles sont coûteuses,  existent chez les professionnels : puces GPS ou caméras de surveillance, tout pour mettre à l’abri celles qui fabriquent le précieux nectar.
 
Augmentation des vols de ruches en Haute-Loire
Les vols de ruches sont en hausse, la demande sur le marché est plus importante. Intervenants : Robert Coudert, président du Syndicat Apicole de Haute-Loire ; Renato Pellizaro, responsable du Groupement de Défense Sanitaire Apicole. - Reportage : G Duval, O. Martinet. Montage : D. Robert.

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