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Haute-Loire : les salariés de Défi Mode bientôt fixés sur la santé financière de leur entreprise

Le magasin de Défi mode de Brioude (Haute-Loire) emploie une cinquantaine de salariés. / © P.Franco/ France 3 Auvergne
Le magasin de Défi mode de Brioude (Haute-Loire) emploie une cinquantaine de salariés. / © P.Franco/ France 3 Auvergne

Mercredi 27 mars, le tribunal de grande instance du Puy-en-Velay (Haute-Loire) a mis en délibéré au 5 avril sa décision suite à l’assignation, par les salariés de l’entreprise Défi Mode, pour défaut de gestion.

Par Alexandre Rozga

Il a été question de gros sous à l’audience du mercredi 27 mars au tribunal de grande instance du Puy-en-Velay (Haute-Loire) à propos de la santé financière de l’entreprise Défi Mode, dont la fermeture est annoncée dans les semaines à venir.

Une entreprise à l'agonie ? 

Il y a 3 mois, le groupe franco-chinois Thierry Dai annonçait son intention de fermer la société et ses 60 magasins dans les semaines à venir. Cela représente 220 emplois en France dont les 55 salariés du magasin de Brioude (Haute-Loire). Le groupe avait mis en avant des difficultés économiques et c’est ce que contestent les salariés. Selon la CGT, le groupe franco-chinois Thierry Dai, qui a racheté Défi Mode en 2017, s'était alors engagé à maintenir 12,5 millions d'euros de fonds propres pendant 3 ans pour garantir une trésorerie. Or, il manquerait presque 2 millions dans les caisses et ça pourrait tout changer, selon l’avocat des salariés. « Si Thierry Dai respecte la décision du tribunal de commerce du Puy-en-Velay, il est obligé de réinjecter à peu près 1,8 million d'euros de liquidités dans l’entreprise. Ce qui change totalement la donne et qui probablement permettra de sauver, si ce n' est tous les emplois, une grande partie d’entre eux » estime Philippe Pradal. « L’entreprise aujourd’hui dégage un certain nombre de pertes mensuelles et bien, avec cet argent supplémentaire, ça lui donnera plus de temps pour retourner la situation » estime l’avocat.

Un défaut de gestion ?

Selon les salariés, qui envisagent de reprendre Défi Mode sous forme de SCOP pour sauver leurs emplois, si l'entreprise en est arrivée là, c'est avant tout un problème de gestion. Ils sont persuadés qu’il est possible de trouver des repreneurs pour la soixantaine de magasins de textile en France. Pour cela, ils ont mis en vente une partie de ces commerces sur le site Le Bon Coin. La décision du tribunal de grande instance a été mise en délibéré au 5 avril, avant la validation du plan de sauvegarde de l’emploi qui doit confirmer la fermeture de Défi Mode.
Les salariés y voient un signe encourageant.

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