La Rafistolerie, la friperie associative qui donne une seconde vie aux vêtements et aux tissus

Au Puy-en-Velay, la Rafistolerie est une boutique multi-casquettes. A la fois friperie et point de collecte et de don de tissus, ce lieu de vie et de création prône le réemploi.

Une boutique un peu spéciale attire les habitants au Puy-en-Velay, en Haute-Loire. Au cœur du quartier de la vieille ville, Louisa et Auriane ont installé leur Rafistolerie. Leur commerce a plusieurs casquettes : boutique de vêtements de seconde-main, point de collecte et de tri de tissus et lieu de vie et de création.

Les vêtements sont collectés par le bouche-à-oreille et grâce à un partenariat avec un éco-organisme national appelé Refashion. Ils sont ensuite triés. Certains seront vendus dans le magasin pour quelques euros. D'autres seront découpés par les deux jeunes femmes pour être réutilisés.

Les boutons, fermetures éclaires, poches et élastiques qui sont encore d'usage sont récupérés sur le vêtement. "On les classe dans notre matériauthèque. Et après, l'habit redevient une matière première à réutiliser pour lui donner une seconde vie", explique Auriane Lefevre, l'une des fondatrices. 

"Recycler le textile et sensibiliser"

Les tissus sont classés par matières dans des casiers, dans lesquels tous les adhérents peuvent venir se servir en illimité. "La SPA est adhérente, elle vient récupérer des couvertures pour les chiens, il y a aussi des créateurs qui viennent prendre du lin", illustre Louisa Garnier, co-fondatrice de la Rafistolerie. 

Salariées depuis un an de leur activité, leur militantisme et leurs convictions font tourner la machine de leur friperie associative. "Moi, je ne me voyais pas faire un métier différent. Ce qui nous porte, c'est de recycler le textile et de sensibiliser les non-convaincus à préserver ces ressources", fait valoir Auriane Lefevre. Pour elle, ces tissus sont "des leviers de créativité très puissants puisqu'à partir de l'ancien, on va créer de nouvelles choses".

Après quatre ans d'existence, l'association s'auto-finance en partie grâce à des animations d'ateliers de couture dans des Ehpad et par la vente nomade sur les marchés du département en été. 

Propos recueillis par Elodie Monnier