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Les Gilets jaunes comptent perturber le discours d'Emmanuel Macron en visite aux Glières demain

Photo d'archives. / © Grégory YETCHMENIZA/MAXPPP
Photo d'archives. / © Grégory YETCHMENIZA/MAXPPP

Sifflets, dos tournés, perturbation du discours officiel... Les gilets jaunes de quatre départements des Alpes vont mener une action symbolique, dont les contours sont encore flous, lors de la commémoration des 75 ans de la fin du maquis des Glières organisée dimanche en présence d'Emmanuel Macron. 

Par Cécile Sauzay

Perturber, sans tout gâcher. Si l'objectif est clair, les modalités de sa mise en oeuvre deviennent exercices d'équilibristes pour les gilets jaunes. Demain dimanche, les gilets jaunes de Haute-Savoie, de Savoie, de l'Isère et de l'Ain ont décidé de mener une action conjointe pendant la commémoration du 75ème anniversaire de la fin du maquis des Glières, à laquelle participent le président de la République Emmanuel Macron et l'un de ses précédesseurs, Nicolas Sarkozy. 
 

 

Postés sur l'itinéraire du Président


Impossible pour les gilets jaunes d'ignorer la venue de celui qui cristallise les tensions depuis le début du mouvement... Dès 7h30 dimanche matin, des dizaines de personnes - prévisions difficiles à faire dans le cas de cette action conjointe - ont prévu d'attendre en jaune, "celui dont nous n'attendons plus rien", lit-on sur les groupes Facebook du mouvement.

Pour l'instant, le point de rendez-vous est fixé sur le rond-point dit du "Reblochon", jonction de la D16 et de la D909 et point de passage emprunté par le convoi présidentiel avant son arrivée à la nécropole de Morette puis au moment de rejoindre le plateau des Glières. La portion de D909 entre ce point (à Alex) et Thônes sera d'ailleurs fermée à la circulation entre 8h et 14h. 
 

Sifflets et "action symbolique" pendant le discours officiel

Le dispositif d'accès à la cérémonie a beau être très restrictif, les gilets jaunes ont d'ores et déjà prévu de s'y faufiler. Évidemment leur symbolique vêtement à bandes réfléchissantes devra rester au placard et chacun devra "montrer patte blanche" pour emprunter les navettes prévues par l'Elysée et pénétrer dans l'espace réservé aux visiteurs. 

Sur les réseaux sociaux, les protestataires invitent à former des "groupes" pendant le discours que donnera le président de la République entre la visite de la nécropole de Morette et le dépôt de gerbe au même endroit, aux alentours de 11h du matin. Quant à savoir de quelle manière exactement les gilets jaunes comptent s'exprimer... à l'heure actuelle, la question reste incertaine. " Assez nombreux cela pourrait être du meilleur effet, avance l'administrateur du groupe Gilets Jaunes 74 Annecy. Tout un "public" qui siffle ou qui tourne le dos à un orateur...tout Président de la République qu'il soit !" 

Car l'enjeu est double pour les membres du mouvement. Il s'agit de frapper un grand coup sans frapper trop fort. Eviter d'abîmer encore l'image du mouvement en salissant la mémoire de la centaine de maquisards morts pour la Résistance en 1944. Eviter de mélanger l'histoire et la politique, donc. Pas de banderole, pas de pancarte non plus. Enfin, pour rester sur le fil de l'acceptable, il leur faudra choisir leur moment avec précaution et ne surtout pas déborder sur le temps de la commémoration, estime un gilet jaune interrogé par nos confrères de France Bleu Pays de Savoie.
 

L'appel d'un collectif de résistants hostiles à la venue d'Emmanuel Macron

Le collectif "Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui" a manifesté son hostilité vis-à-vis du déplacement du président de la République aux Glières. La visiste est malvenue, selon l'association qui organise chaque année ce rassemblement, dénonçant notamment sa politique qui "s’apprête à remettre en cause une nouvelle fois le système des retraites par répartition". Une mesure "en grande partie issue du Conseil National de la Résistance", rappelle-t-il.
 


Le CRHA organise un autre rassemblement ce dimanche, non-officiel celui-ci, à 14h à Thorens-Glières. Plusieurs membres des gilets jaunes des départements des Alpes ont déjà manifesté leur volonté d'y participer. 

Ce collectif d'anciens résistants a notamment compté dans ses rangs Stéphane Hessel et Raymond Aubrac. En 2012, il s'était déjà élevé contre la venue de l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, qu'il accusait de récupération politique : la visite était organisée entre les deux tours de l'élection présidentielle. 






 



 

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