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Mobilisation à Grenoble et Cran-Gevrier contre "la répression syndicale" à La Poste

Mardi 12 juillet, 2 rassemblements de postiers ont marqué la journée, l'un à Cran-Gevrier, près d'Annecy, l'autre à Grenoble pour soutenir des syndicalistes reçus en entretien. Les militants évoquent un mouvement de "répression" au sein de La Poste. 

Ce mardi, deux syndicalistes de Sud et de la CGT étaient reçus en entretien dans l'agglomération d'Annecy. Sous les fenêtres, une cinquantaine de personnes étaient rassemblées pour les soutenir. Comme trois autres militants, ils sont soupçonnés d'être à l'origine d'une action menée le 23 mai dernier au centre courrier de Chambéry. Un camion avait alors été bloqué. Il s'agissait déjà à l'époque de soutenir un représentant syndical de Haute-Savoie. 

Depuis, trois personnels encartés Sud, un de la CGT et un autre de FO sont inquiétés. 

En réponse, la Poste dit "respecter le droit d'expression syndicale dans les conditions d'exercice prévues par le règlement" et "condamne tout manquement à ce même règlement, ainsi qu'à l’exercice des missions de service public". Pour la direction Services-Courrier-Colis Isère Pays de Savoie, "la liberté de travail pour chacun est un des fondamentaux que nous nous attacherons à faire respecter, comme condamner fermement toute forme de détérioration".

Après Cran-Gevrier, un autre rassemblement a eu lieu à hauteur de La Poste-Chavant à Greoble. 

"La Poste a lancé la chasse aux sorcières contre le syndicalisme de lutte!", ont expliqué des manifestants qui accusent la direction du courrier "de vouloir museler toute contestation". Selon eux, "elle use et abuse de l'intimidation contre les syndicalistes". Pour les syndicalistes, la direction régionale "ne supporte pas les actions pour défendre la santé au travail des facteurs". Et de citer le cas de Moirans, en Isère, où la restructuration des tournées est bloquée en raison d'une "explosion de la souffrance au travail". Sur la zone d'Albertville, marquée par le drame de l'AVC d'une factrice de Courchevel sur son lieu de travail, "l'ensemble des organisations syndicales, ainsi que le
CHSCT ont imposé l'arrêt des réorganisations". 
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