Chamonix : malgré le Covid, la voie est désormais ouverte pour réserver aux refuges du Mont-Blanc cet été

Surfréquentation et Covid, la saison ne sera pas particulièrement simple pour les refuges qui jalonnent la voie normale du mont Blanc, et notamment le refuge du Goûter. Mais les réservations sont ouvertes... en deux vagues.

A 3815 mètres d'altitude, le refuge du Goûter est situé sur la voie royale qui mène au mont Blanc. Sa surfréquentation a posé d'innombrables problèmes au point que son accès a été réglementé.
A 3815 mètres d'altitude, le refuge du Goûter est situé sur la voie royale qui mène au mont Blanc. Sa surfréquentation a posé d'innombrables problèmes au point que son accès a été réglementé. © France 3 Alpes

Bon nombre d'alpinistes attendaient cette annonce avec impatience : la réservation "tout public" dans les refuges qui jalonnent la voie normale du mont Blanc : refuges du Nid d'Aigle, de Tête-Rousse et du Goûter est désormais ouverte.

"Les réservations s’effectuent par un principe de vagues, où est mise en vente une partie des places disponibles chaque jour de la saison. La réservation reste ouverte tant que l’ensemble des places de chaque vague n’est pas vendue".

Voici le calendrier pour la réservation pour l'été 2021, indiqué par la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM)  sur son site 

Toutes les informations et les modalités sont disponibles ICI 

🏔 Tenté(e) par l'ascension du Mont-Blanc cet été ? Alors voici une information que l'on se devait de vous transmettre,...

Publiée par FFCAM - Club Alpin Français sur Samedi 17 avril 2021

Un pack Covid obligatoire 

Si la limite des déplacements des 10 kms autour de son domicile est tombée, les mesures sanitaires anti-covid restent pour l'instant de mise.

Port du masque obligatoire, comme dans les lieux clos recevants du public. Cela concerne également les refuges de la voie normale du mont Blanc.

"Il faut se munir d'un drap sac pour dormir et avoir son pack COVID individuel composé d'un masque, de gel hydroalcoolique, de mouchoirs en papier et d'un sac poubelle pour ces déchets".

"Si besoin nous avons tout cela en vente dans les refuges. Merci de fournir la charte d'engagement individuel à votre arrivée.  Nous fournissons une alèse de matelas, les crocs sont toujours à disposition ainsi que les couettes mais pas d'oreillers".

Voilà pour les consignes données sur les sites de réservation, qui rappellent par la même occasion toute la règlementation mise en oeuvre pour accéder aux refuges en général, et au Mont-Blanc en particulier.

 

Pas de réservation, pas d'ascension

Le sommet le plus haut d'Europe a été ces dernières années au coeur d'innombrables coups de gueule et de polémiques, victime de son succès, et par ricochet, de sa surfréquentation. Il a fallu règlementer son accès. 

Dans un premier temps, un arrêté a été pris en juillet 2018, pour 8 jours et des brigades de haute-montagne ont été créées afin d'empêcher les dérives et sécuriser autant que possible l'itinéraire vers le sommet.

En 2019, la réservation est devenue nominative et obligatoire dans tous les refuges de la voie normale, et les certifications des guides aussi sont désormais systématiquement contrôlées.

Depuis un arrêté préfectoral du 31 mai 2019, la règlementation comporte donc de façon pérenne un système de réservation unique avec une saisie obligatoire des noms des participants au séjour. Il faut pouvoir la présenter en format papier ou sur smartphone à n'importe quel contrôle.

En juillet 2020, le PGHM était d'ailleurs à l'oeuvre.

Reportage France 3 Alpes : Ingrid Pernet Duparc & Serge Worreth

Pour la saison 2020 qui s'achève, des dispositions particulières avaient été rajoutées (par arrêté du 15 juin) : l'article 1 stipulait notamment "que les pratiquants devaient s'engager au protocole sanitaire mis en place (...) pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans le cadre de l'urgence sanitaire" et que "les exploitants devaient recueillir les identités de tous ceux qui avaient réservé, afin de les transmettre aux autorités habilitées dans la cadre de la crise sanitaire".

A vrai dire, la question ne s'est pas très longtemps posée, dans la mesure où cette année, c'est en raison de la neige que les refuges ont fermé... avant l'heure le 29 septembre au soir, en raison "de mesures nivologiques exceptionnelles" qui ont ravi les photographes.

 

 

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