Haute-Savoie : l’aventurier Charles Hedrich de retour d’une expédition en véhicule solaire dans le désert australien

L'aventurier Charles Hedrich est rentré en Haute-Savoie après avoir traversé le désert Simpson en buggy solaire. / © Handout / Solar Off Road / AFP
L'aventurier Charles Hedrich est rentré en Haute-Savoie après avoir traversé le désert Simpson en buggy solaire. / © Handout / Solar Off Road / AFP

A bord d'un buggy solaire, il a parcouru 800 km en douze jours à travers le désert Simpson, en Australie. Retour sur le parcours de l'aventurier des temps modernes Charles Hedrich, établi en Haute-Savoie. 

Par Sophie Marechal

Si l’homme est un habitué de ce genre défi – Charles Hedrich a notamment réalisé un tour du monde à la voile par les deux pôles, a traversé à pieds le désert de l’Atacama et établi un record de vitesse à la rame en Atlantique sud – cette traversée du désert à bord d’un véhicule solaire est pour lui inédite.
Equipé d’un Swingcar, une sorte de buggy homologué pour la route entièrement électrique conçu dans la Drôme, l’aventurier, qui se décrit comme un «bon à rien, mais pas trop mauvais en tout» a effectué une moyenne de 67 kilomètres par 24 heures.
Un pas de plus vers son objectif de traverser tous les désert du monde, chose qu’il entreprend depuis maintenant vingt ans.
 

Prochain objectif : Paris-Pékin en 2020


«Si tu veux faire des choses extraordinaires sur le terrain de l’aventure, le meilleur moyen pour ne jamais les faire c’est commencer à t’intéresser à ce que les autres ont fait, assure Charles Hedrich. Parce que les autres, ils vont te dire par exemple ‘le Passage du Nord-Ouest, ce n’est pas possible à la rame’ [il l'a réalisé en 2015, ndlr]. Donc tu es obligé de te jeter et puis de trouver des solutions par toi-même. »
Pour son fils cadet et partenaire d’aventure, c'est un exemple à suivre. «Faut être bien accroché pour le suivre. Moi je le suis sur certains sports mais tout ce qu’il fait non plus. Quand il part des longs mois tout seul, ça je ne pense pas que je pourrais être capable de le faire.»

Si l’expédition australienne a pu être éprouvante, elle n’a pas été de taille à décourager le Haut-Savoyard, qui compte remettre le couvert pour un Paris-Pékin de 10.000 kilomètres 100% énergie solaire. Top départ au printemps 2020.
 

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