Le lac Léman est aussi pollué par le plastique que les océans, selon une étude

Le Léman n'est pas épargné par la pollution au plastique, selon une étude menée par des scientifiques de l'association Oceaneye. L'emballage est la première source de pollution dans ce lac alpin.

Le lac Léman n'est pas épargné par la pollution au plastique.
Le lac Léman n'est pas épargné par la pollution au plastique. © Vincent Isore / MAXPPP
Les mesures ont duré deux ans. Équipés d'un filet dérivant, des scientifiques de l'association genevoise Oceaneye ont sillonné le Léman pour y mesurer la concentration de plastique en surface. Cinquante-et-un échantillons ont été prélevés et le constat est sans appel : ce lac alpin est aussi pollué par le plastique que les océans.

"Concernant la pollution plastique de surface du Léman, on pense que la principale source, c'est l'emballage", selon Pascal Hagmann, scientifique et directeur de l'association Oceaneye. Des conclusion pas très surprenantes pour les auteurs de l'étude, surtout au regard du nombre de personnes vivant aux alentours du Léman.
 
Le lac Léman est aussi pollué par le plastique que les océans, selon une étude

 

Consommation accrue de plastique


"Chaque consommateur (habitant autour du lac, NDLR) perdrait à peu près 50 grammes de plastique par an qui rentre dans le Léman. C'est relativement faible, la moyenne mondiale est plutôt à 1 300 grammes par personne par an. On est à des rendements qui sont déjà plutôt bons, juge Pascal Hagmann. Cette pollution s'explique plutôt par le nombre de personnes qui habitent sur les rives du Léman."
 

Un million d'habitants vivent dans le bassin-versant, en Haute-Savoie ou en Suisse, autour de cette petite surface d'eau de 582 km² que l'on a longtemps qualifié de lac le plus pur. Mais les lacs alpins ne sont pas préservés par la pollution au plastique. "Aujourd'hui, dans le monde, on consomme 400 millions de tonnes de plastique par an. On s'attend à ce que dans 10 ans, on soit à 800 millions et dans 20 ans à 1,6 milliard de tonnes consommées par an", ajoute le scientifique.

Une problématique qui continue à prendre de l'ampleur si on ne limite pas les flux de plastique. Mais l'intérêt de ce laboratoire à ciel ouvert, c'est la proximité. Ici, la pollution est générée localement et même parfois visible sans microscope.

 
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