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Le Genevois français repensé en métropole

A l'heure où la réforme territoriale rebat les cartes des territoires, le président de la Région Rhône-Alpes pense avoir trouvé un nouveau pôle métropolitain. Au même titre que Lyon, le Genevois français est appelé à avoir un destin propre, Jean-Jack Queyranne y tient. 
Jean-Jack Queyranne
Jean-Jack Queyranne © France 3 Alpes
C'est à Ambilly, à deux pas de la frontière franco-suisse, que Jean-Jack Queyranne est venu porter la bonne parole de la réforme territoriale, ce jeudi 13 novembre. Avant toutes choses, le président de la Région a fait les comptes, peut-être pour prouver que l'agglomération franco-valdo-genevoise n'est pas une idée née de la réforme. Entre 2008 et 2014, 11,5 millions de crédits ont été alloués à cette entité. 

Le Pays de Gex, le Pays Bellegardien, le Genevois haut-savoyard, une partie du Faucigny, une partie du Chablais font actuellement partie de l'Assemblée régionale de coopération du Genevois français, l'ARC Syndicat mixte. Dans la perspective de la transformation de l'ARC en pôle métropolitain, un nouveau partenariat est donc engagé avec la Région Rhône-Alpes autour de 4 domaines prioritaires:"Deuxième aire urbaine de Rhône-Alpes après le Grand Lyon, l'agglomération franco-valdo-genevoise est aussi un territoire très dynamique pour la création d’emploi et par sa démographie", explique Jean-Jack Queyranne. "Une forte coopération entre les collectivités françaises est plus que jamais nécessaire pour porter collectivement les projets d'avenir et prendre part à la construction du Grand Genève."

Interview de Jean-Jack Queyranne
durée de la vidéo: 00 min 39
Interview sur Le Grand Genève

Le Grand Genève n'est pas une construction politique hors-sol"

Il faut l'avouer, l'agglomération franco-valdo-genevoise est une réalité quotidienne pour les 80.000 travailleurs frontaliers et les quelque 20.000 actifs genevois installés en France. Pas moins de 550.000 passages aux frontières sont comptabilisés chaque jour. "Ces mouvements démontrent l'interdépendance des territoires, au-delà des frontières internationales et cantonales et sont à l'origine de besoins en termes d’infrastructures, d'équipements et de services", explique-t-on à la Région. 

Pour Jean DENAIS, président de l'ARC, "Le Grand Genève n'est pas une construction politique hors-sol, c’est une réalité quotidienne vécue par nos habitants. La transformation de l’ARC en pôle métropolitain vise un objectif simple: un ARC fort pour une Grand Genève fort. Le nouveau partenariat avec la Région Rhône-Alpes doit nous aider dans cette démarche."
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