Affaire Mila : "je suis le prix de votre liberté", menacée de mort pour ses "blasphèmes", l'adolescente publie un livre

Harcelée parce qu'elle a violemment critiqué l'Islam, la jeune Mila va publier un livre le 23 juin prochain. L'adolescente iséroise raconte son parcours et la spirale de haine qui s'est enclenchée sur les réseaux sociaux.

Capture d'écran de l'émission Quotidien où était reçue Mila le 3 février 2020. /
Capture d'écran de l'émission Quotidien où était reçue Mila le 3 février 2020. / © Capture d'écran Quotidien

Mila, une adolescente iséroise visée par de nombreuses menaces de mort après avoir mis en ligne des vidéos polémiques sur l'islam, publie en juin un livre où elle revient sur cette affaire, ont annoncé lundi les éditions Grasset.

"Je suis le prix de votre liberté", où l'adolescente "raconte son parcours" et "décrit la violence d'une époque intoxiquée aux réseaux sociaux", doit paraître le 23 juin, a indiqué l'éditeur dans un communiqué à l'AFP.

En janvier 2020, cette lycéenne de Villefontaine, près de Lyon, âgée de 16 ans à l'époque, avait été contrainte de quitter son établissement après avoir publié une première vidéo devenue virale dans laquelle elle critiquait l'islam et le Coran de façon virulente. Sa revendication au droit au blasphème avait été appuyée par le président Emmanuel Macron qui avait déclaré que "la loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions".

L'autrice de ce livre, qui a réitéré ses prises de position, vit aujourd'hui sous protection policière. Son avocat Richard Malka la décrit comme "bunkerisée".

Dix personnes qui s'en sont prises à elle via les réseaux sociaux doivent être jugées le 3 juin devant le tribunal correctionnel de Paris : cinq pour "harcèlement moral en ligne", quatre pour "menaces de mort" et un pour "menaces de crime".

Deux autres personnes ont été condamnées en 2020 à des peines de prison pour menaces. D'autres sont mises en examen.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
religion société réseaux sociaux polémique