Covid-19 : un foyer de contamination détecté à la maison d'arrêt de Grenoble-Varces

Dix personnes ont été testées positives au Covid-19 à la maison d'arrêt de Grenoble-Varces. L'établissement, déclaré cluster, a adapté son organisation et va procéder à une opération de dépistage.

Dix personnes, détenus et membres du personnel, ont été testées positives au Covid-19 à la maison d'arrêt de Grenoble-Varces. (Archives)
Dix personnes, détenus et membres du personnel, ont été testées positives au Covid-19 à la maison d'arrêt de Grenoble-Varces. (Archives) © Benoît BOUY / MAXPPP

Cinq détenus et cinq membres du personnel de la maison d'arrêt de Grenoble-Varces, en Isère, ont été testés positifs au Covid-19. Des mesures d'isolement ont été mises en place et un dépistage va être organisé dans l'établissement pénitentiaire, considéré comme un foyer de contamination par les autorités sanitaires.

Depuis lundi 19 avril, date à laquelle le cluster a été identifié, quatre personnes de plus ont été infectées par le virus. "Cela fait donc 10 personnes positives sur 160 personnels et 300 personnes écrouées soit 460 personnes au total. Toutes ont été immédiatement isolées", nous indique la directrice de la maison d'arrêt, Valérie Mousseeff, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Les détenus testés positifs "sont (tous) situés sur le même étage de détention de la maison d’arrêt majeurs", les autres quartiers ne sont donc pas concernés par les contaminations. Les 72 détenus de cet étage vont faire l'objet d'un dépistage organisé par le CHU Grenoble-Alpes et l'Agence régionale de santé (ARS). Les membres du personnel pourront également se faire tester vendredi. "C'est un dispositif de crise qui permet d’agir rapidement sur la circulation du virus et de rassurer aussi chacun sur son état de santé", explique la directrice du site.

 

Les locaux de pratique collective fermés

Conséquences pour la vie carcérale, toutes les activités sportives, d'enseignement et de formation professionnelle ainsi que les ateliers de concession - où les détenus travaillent pour le compte d'entreprises privées - ont été interrompus.

Les promenades en plein air sont, elles, maintenues ainsi que les parloirs avec les familles et les avocats "grâce au dispositif physique de séparation qui sépare la personne détenue de son visiteur", ajoute Valérie Mousseeff. "Des dispositifs de communication, la téléphonie et la visiophonie, sont mis à disposition pour aider au lien avec les proches en ces temps compliqués", complète-t-elle.

Pour le reste, toutes les "activités essentielles au bon fonctionnement du site" se poursuivent, telles que les extractions judiciaires ou les livraisons. Les entrées et sorties du linge ont toutefois été stoppées à cause de l'épidémie. Le lavage se fait sur les coursives par les auxiliaires du service général.

 

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