Déconfinement : dans le centre de Grenoble, les bars se préparent à « une ruée »

Les débits de boisson reprennent vie après deux mois et demi de confinement. Le premier ministre a annoncé leur réouverture pour le mardi 2 juin. Dans le coeur historique de Grenoble, les établissements se préparent à recevoir leurs clients dans le respect des règles sanitaires.

Ce matin, Jérôme a le sourire. Pour la première fois depuis deux mois et demi, il ouvre les volets du Shakesbeer, le pub où il est serveur place Bérulle. « Le confinement, c’est super pendant quinze jours… mais dix semaines c’est trop long ! » Lui et ses deux collègues ont hâte de retrouver l’animation du quartier et leurs clients à partir de mardi prochain. Dès aujourd’hui, ils ont retroussé les manches pour rouvrir l’établissement et l’adapter aux règles sanitaires.
 
Dans ce quartier habituellement animé de Grenoble, la réouverture est une excellente nouvelle, même si elle est soumise à certaines conditions. « Ce sont plutôt de bonnes mesures, confie Johann au Café Margaux. Ça ne va pas trop changer nos habitudes ». L’établissement a déjà envisagé la disposition de ses 60 places en terrasse. Les clients devront être par groupe de 10 maximum. Chaque tablée doit être éloignée d’un mètre de celle de ses voisins.

 

La consigne, c’est de circuler dans l'établissement avec un masque
 

Même règle à l’intérieur, où a fallu faire des aménagements. Le patron du O'Callaghan a prévu un sens de circulation dans son pub. Des marquages vont être posés au sol pour matérialiser l’emplacement des tables et les éventuelles files d’attente. « La consigne, c’est de circuler dans l'établissement avec un masque », explique Nicolas Creissels. « Il sera possible de commander au comptoir, mais pas d’y consommer ».
 

La distanciation des tables pourraient réduire jusqu’à 30% la capacité des établissements. Mais certains vont bénéficier d’extension de terrasse accordées par la mairie de Grenoble. Ils pourront gagner jusqu’à deux mètres dans l’axe de leur commerce. De quoi accueillir les clients impatients de retrouver leurs cafetiers. Certains s’attendent déjà « à une ruée » à partir de mardi.