Femme retrouvée morte à Montalieu-Vercieu en Isère : le suspect mis en examen pour assassinat et écroué

A l’issue de sa garde à vue, l’homme de 50 ans a été mis en examen "pour assassinat" par un juge d’instruction du pôle de l’instruction de Grenoble, et écroué, annonce ce soir le procureur adjoint de Grenoble Boris Duffau

Palais de justice de Grenoble
Palais de justice de Grenoble © Isabelle Guyader France 3 Alpes

A l'issue de sa  garde à vue, le parquet de Bourgoin, a saisi le pôle criminel de Grenoble. Le suspect a été mis en examen par un juge d'instruction pour le crime "d'assassinat" conformémement aux réquisitions du Parquet. 

"Le suspect a confirmé ses premières déclarations faites en garde à vue au cours de laquelle il a indiqué avoir acquis une arme à feu à la demande de la défunte qui souhaitait mettre fin à ses jours et avait sollicité pour ce faire l’aide de son ami. précise Boris Duffau le procureur adjoint.

Les faits remontent au mardi 15 juin, en fin de journée, à Montalieu-Vercieu en Isère : une quinquagénaire transgenre avait été retrouvée sans vie chez elle par ses voisins.

Les premières constatations laissaient penser que la victime avait été tuée après de nombreux coups portés à la tête avec un objet contendant. Une autopsie et un scanner devaient être effectués.

Grâce à l'examen minutieux de la scène de crime, les enquêteurs de la section de recherches de Grenoble et la Brigade de recherches de la Tour du Pin ont très vite remonté la piste d'un suspect,  qui a été interpellé dans la foulée à Bourgoin-Jallieu et placé en garde à vue.

Cet homme de cinquante ans était un ami de la défunte, sans aucun lien amoureux ou de conjugalité.

Selon la Procureure de la République de Bourgoin Jallieu  "ses premières déclarations étaient corroborées par un écrit laissé par la victime et trouvé à son domicile, permettent de comprendre que la victime, née de sexe masculin mais ayant changé de genre et d'état cicil, souhaitait mettre fin à ses jours et avait sollicité l'aide de cet ami". 

Au Palais de justice de Grenoble, l'homme "a indiqué que c'est avec une arme à feu qu'il aurait agi, à la demande de la défunte." 

"Il avait accepté et devait lui-même se suicider à l’issue avec la même arme ce qu’il a finalement renoncé à faire".

L’homme , sans emploi, sous curatelle, a déjà été condamné à deux reprises pour des violences conjugales. Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet.

 

 

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