Grenoble-Alpes métropole : face à une gauche divisée, le patron du PS appelle au "rassemblement"

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a appelé au "rassemblement de la gauche et des écologistes" suite aux tensions mises au jour lors du dernier conseil métropolitain à Grenoble.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a appelé à l'union de la gauche et des écologistes à la métropole de Grenoble.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a appelé à l'union de la gauche et des écologistes à la métropole de Grenoble. © Aurelien Morissard / MAXPPP
Alors que la gauche est plus divisée que jamais à la métropole de Grenoble, le patron du Parti socialiste (PS) Olivier Faure appelle au "rassemblement de la gauche et des écologistes" dans un tweet du samedi 18 juillet. Un message faisant directement référence au déchirement de la majorité à la Métro après l'élection de l'ex-PS Christophe Ferrari. Il a été réélu président de Grenoble-Alpes métropole vendredi soir face à Yann Mongaburu, soutenu par le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle.

Une victoire que le maire du Pont-de-Claix (Isère) doit notamment aux voix de la droite et de La République en marche. Les écologistes, défaits, ne cachent pas leur colère. "Avec Carignon, avec La République en marche, avec la droite, ce sera à Christophe Ferrari de gouverner avec eux, nous n'en ferons pas partie. Ca va être dur, ça va demander de la discipline", a lancé Eric Piolle à l'issue de cette séance du conseil métropolitain qui a duré plus de dix heures.
 
Rappelant "l’impératif du rassemblement de la gauche et des écologistes", Olivier Faure a intimé l'ordre à ses troupes sur Twitter : "Les socialistes ne participeront et ne soutiendront aucune majorité qui ne s’inscrit pas dans cette orientation". La fédération iséroise du PS regrette pour sa part "les conditions dans lesquelles s’est déroulée l'élection", appelant à "surmonter cette impasse pour continuer à tracer le chemin social et écologiste que nous avons tracé jusqu'à présent".

"Les socialistes isérois appellent Christophe FERRARI à engager sans tarder des discussions avec les forces de gauche et les quatre groupes du conseil métropolitain qui partagent ces valeurs pour constituer un exécutif avec le plus large rassemblement à gauche et (dans) le respect des équilibres géographiques", poursuit la fédération dans un post Facebook.
  
Un message accueilli fraîchement par certains élus grenoblois dont le conseiller municipal EELV Antoine Back, raillant sur Twitter l'élection de M. Ferrari grâce à "(ses) amis néolibéraux, de droite et d'extrême-droite".
 
Écologistes et socialistes pourront-ils se retrouver à la table des négociations pour s'unir à nouveau ? C'est le souhait de plusieurs conseillers métropolitains, dont le maire PS d'une petite commune qui souhaite "revenir au bon sens et apaiser la situation".

 
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