Grenoble : la plateforme Sicklo veut offrir une alternative locale aux géants de la livraison de repas

Avec un modèle qui se veut éthique et soucieux de l'environnement, la plateforme grenobloise Sicklo voit son activité s'envoler. Elle emploie aujourd'hui 18 salariés et se pose en alternative aux géants de la livraison de repas.

Une livreuse de la plateforme de livraison grenobloise Sicklo le 10 janvier 2020.
Une livreuse de la plateforme de livraison grenobloise Sicklo le 10 janvier 2020. © Isabelle CALENDRE / MAXPPP

C'est une jeune plateforme qui a le vent en poupe, et veut prendre le contre-pied de la concurrence. Le collectif grenoblois Sicklo, qui a lancé ses services il y a un petit peu plus d'un an, constate une forte hausse d'activité depuis le printemps dernier. Il s'appuie sur un modèle éthique, soucieux de l'environnement, pour se distinguer des grandes plateformes de livraison de repas.

"L'idée est née chez plusieurs livreurs Deliveroo et Uber Eats, raconte Tifaine Maillioux, l'une des huit co-fondatrices de Sicklo. On en avait ras-le-bol des conditions de travail, de notre statut d'auto-entrepreneur, des revenus qui diminuaient..." Ne se retrouvant plus dans l'image des géants de la livraison à domicile, les coursiers se sont lancés dans leur propre aventure.

Sicklo, qui ne comptait que des bénévoles à sa création, emploie aujourd'hui 18 salariés dont l'intégralité de ses livreurs. La plateforme revendique aussi un "lien de proximité" avec ses clients, qui peuvent joindre un opérateur directement par téléphone. Et surtout, l'intégralité des courses sont effectuées à vélo. Car l'écologie est "une des valeurs principales" de la plateforme grenobloise, qui compte aller encore plus loin.

 

Hausse d'activité

"L'une de nos idées, c'est de développer avec Dabba [une entreprise grenobloise qui propose des contenants en verre pour les plats à emporter, NDLR] la livraison de repas sans emballage", complète la co-fondatrice de Sicklo. Outre la livraison de repas, les livreurs de la plateforme peuvent porter des courses, des fleurs... En tout, la plateforme a noué des partenariats avec une cinquantaine de commerçants, restaurateurs, boulangers ou encore épiciers de l'agglomération grenobloise.

Son activité s'est envolée depuis le premier confinement, et elle continue de grimper. "On est passé de 400 commandes à plus de 600 par semaine depuis le début de l'année", indique Tifaine Maillioux. La plateforme a donc lancé une vague de recrutement en septembre. Selon la co-fondatrice, ce succès "montre que c'est un modèle qui peut marcher et créer de l'emploi." Une victoire pour ses fondateurs, d'autant plus dans cette période de crise.

 

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