Grenoble : le “lundi vert” sans viande ni poisson, souffle sa 1ère bougie

"lundi vert" au restaurant universitaire de l'INP de Grenoble / © A. Massait
"lundi vert" au restaurant universitaire de l'INP de Grenoble / © A. Massait

Il y a un an, un chercheur grenoblois Laurent Bègue-Shankland avec un confrère toulousain, lancait un appel national : un jour sans viande ni poisson, le "Lundi Vert". L'objectif est de bousculer les habitudes alimentaires pour une prise de conscience. Un an après, l'heure est au bilan.

Par Nathalie Rapuc

Il y a un an, 500 personnalités se sont engagées dans la démarche : un jour sans viande ni poisson. Laurent Bègue-Shankland, professeur de psychologie sociale à l'université de Grenoble-Alpes et directeur de la Maison des sciences de l'Homme à Grenoble-Alpes est à l'initiative de la campagne "Lundi Vert" avec un confrère toulousain. 
 

L'objectif est de réduire la consommation de viande et de poisson pour des raisons sanitaires, par rapport à l'impact sur l'environnement et par rapport à l'utilisation industrielle des animaux.

A l'époque, cette initiative a créé une onde de choc dans le monde agricole, un secteur beaucoup décrié par des associations de défense des animaux, déjà en crise. En ce début d'année 2020, l'heure est au bilan. 

L'étude montre que 25 000 personnes ont joué le jeu du "lundi vert" et 86,9% souhaitent poursuivre l'expérience. Les premiers résultats sont plutôt positifs dans l'ensemble. Parmi les personnes interrogées, pour plus de 60%, cette campagne a changé leur manière de percevoir le lien entre l'alimentation et l'état de la planète. Les habitudes ont bien été bousculées, puisque 61,6% ont préparé des plats qu'ils n'avaient jamais cuisiné auparavant. Cependant, près de 80% des personnes interrogées consomment toujours de la viande et du poisson. 
 
INP Grenoble / © A.Massait
INP Grenoble / © A.Massait

En France, les restaurants universitaires se sont engagés dans la démarche pour proposer un plat végétarien chaque lundi. Parmi les 788 établissements, le Crous grenoblois est le premier de France à l'avoir mis en place dès janvier 2019. Aujourd'hui, 35% des étudiants grenoblois sont favorables aux plats végétariens contre 15% au début de la campagne. 
 
Lundi vert bilan un an après

Prochainement, les chefs des restaurants universitaires de Grenoble vont suivre une formation avec des experts de la cuisine végétarienne afin de mieux préparer les plats. Avec près de 2,5 millions de repas servis en 2019, l'implication du Crous dans cette démarche est significative. 

 

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